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Vidéo de viol présumé à Perpignan : la victime n’était pas consentante pour être filmée

D'après nos confrères de metronews, la jeune femme victime d'un viol présumé diffusé sur Snapchat et Facebook n’était pas consentante pour être filmée. Les faits se sont produits le 2 janvier dernier à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, et avaient fait beaucoup de bruit.

La vidéo du viol présumé d'une jeune femme le 2 janvier dernier à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, avait rapidement fait le tour des réseaux sociaux.

Aucune plainte déposée


Alors que certains médias affirment qu'il s'agissait d'un viol, d'autres jouent sur l'ambiguïté en indiquant simplement qu'elle n'était pas consentante, sans préciser si elle n'était pas consentante pour être filmée ou pour avoir une relation sexuelle avec les deux hommes.
Pour l'instant aucune plainte n'a été déposée. La justice se refuse à tout commentaire.

Pas consentante... pour être filmée


D'après les informations de nos confrères de metronews, "la jeune femme, contrairement à ce qu’elle a pu d’abord déclarer aux enquêteurs pour protéger les deux suspects, n’était en réalité pas consentante.".

Elle n’a en effet jamais donné son accord pour figurer dans de telles scènes : ni avant, ni pendant la relation.", précise metronews.

"L'affaire est en cours"​


Joint par téléphone, Achille Kiriakides, le procureur de la République de Perpignan, n'a souhaité faire aucun commentaire. "Ce que je peux dire, c'est que l'affaire est en cours.", a-t-il simplement déclaré.

Le secret de l'instruction m'interdit de faire tout autre commentaire.", explique le procureur de la République de Perpignan.

Le rappel des faits


La vidéo, un montage d'un peu moins de 5 minutes diffusé sur plusieurs réseaux sociaux dont Snapchat et Facebook, montre des images de ce qui s'apparente à un viol.

On y voit deux hommes en survêtement, dont on n'aperçoit jamais le visage, boire du whisky et fumer des joints avec leur victime présumée, apathique, qui paraît droguée ou alcoolisée. Les images sont accompagnées de commentaires écrits dégradants sur la jeune femme, tout au long de la relation sexuelle.

Jusqu'à 20 ans de réclusion encourus


S'ils sont reconnus coupables, les deux hommes, dont l'un d'eux a un antécédent de vol, encourent jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle.
Âgés de 18 et 22 ans, les deux jeunes avaient été mis en examen et placés en détention provisoire le 5 janvier à Perpignan pour viol en réunion et diffusion des images sur les réseaux sociaux.
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