Référendum en Catalogne : manifestation à Perpignan en soutien aux arrestations à Barcelone

Perpignan - manifestation de Catalans du nord devant le consulat d'Espagne après les arrestations à Barcelone - 20 septembre 2017. / © F3 LR D.Berhault
Perpignan - manifestation de Catalans du nord devant le consulat d'Espagne après les arrestations à Barcelone - 20 septembre 2017. / © F3 LR D.Berhault

Quelque 300 manifestants ont protesté mercredi soir, devant le consulat d'Espagne à Perpignan, contre les arrestations de 13 membres du gouvernement catalan à Barcelone. Ils soutiennent les élus de la Generalitat et l'initiative du référendum d'autodétermination en Catalogne.

Par Fabrice Dubault

Les manifestants, qui répondaient notamment à l'appel de l'organisation "Oui au pays catalan", scandaient "oui à la démocratie" ou encore "oui au droit de vote", brandissant le drapeau indépendantiste catalan et chantant les hymnes catalans "L'Estaca" et "Els segadors".

Le jour même, à Barcelone, une porte-parole de la garde civile a confirmé "treize arrestations de hauts responsables du gouvernement de Catalogne et 22 perquisitions" dans les opérations menées par les forces de l'ordre pour empêcher la tenue du référendum le 1er octobre.

Nouvelle manifestation ce jeudi


Après avoir défilé pour nombre d'entre eux dans les rues de Perpignan contre la réforme du code du travail, les protestataires ont déployé devant le consulat d'Espagne des banderoles proclamant en français ou en catalan: "Ni France, Ni Espagne, pays catalan, libres et solidaires" et "Votar es démocracia" (voter, c'est la démocratie).

"On vient manifester pour soutenir la démocratie catalane. La question d'indépendance s'est transformée en question de démocratie", a expliqué Jordi Vera, coordinateur du collectif "Oui au Pays Catalan". "C'est une situation à la turque, la négation des libertés individuelles et de fait, la suppression de l'autonomie de la Catalogne.

Jaume Roure, ancien responsable d'Unitad Catalana, parti politique catalaniste des Pyrénées-Orientales, confiait : "Ce qu'il y a de bien avec (Mariano) Rajoy (le chef du gouvernement espagnol, ndlr), c'est qu'il nous fait retrouver nos vingt ans, dans les années 70" à l'époque de la lutte anti-franquiste.

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