Rugby : plusieurs cas de staphylocoque dans des clubs de la région sans conséquences graves

Staphylocoque doré au microscope / © NAID/RML
Staphylocoque doré au microscope / © NAID/RML

Depuis le mois de septembre, plusieurs clubs de rugby ont été victimes d'épidémie de staphylocoque. Des dizaines de joueurs à Nevers dans la Nièvre, Montauban dans le Tarn-et-Garonne et dernièrement à Pouyastruc dans les Hautes-Pyrénées ont été contaminés.

Par Xavier Marchand

Le club de rugby de Montauban avait annulé des rencontres au mois de septembre pour une contamination de staphylocoque.
Touché aussi par une "suspicion d'infection à contamination interhumaine", le club de rugby de Pouyastruc, dans les Hautes-Pyrénées, a annulé les matchs du week-end dernier, les 19 et 20 octobre. Le stade Jean Aspiroz a été placé en quarantaine.

On parle d'épidémie lorsqu'il y a plus de dix personnes qui développent ce genre d'infection.

Une personne sur quatre est porteuse saine du staphylocoque

Le staphylocoque doré ou streptocoque sont des infections banales que les médecins généralistes voient tous les jours. Dans les collectivitées d'enfants ou chez les sportifs, tout le monde peut avoir ce genre d'infection.
Olivier Glass, épidémiologiste à l'Agence Régionale de Santé en Occitanie : 

Toute personne est porteuse de ce qu'on appelle le microbiote cutané et qui comporte 1 million de germes par centimètre carré. Le staphylocoque doré est présent chez une personne sur quatre dans la population française.
Les germes profitent d'une effraction cutanée pour devenir pathogènes, créent des lésions voire des boutons.

Les infections se manifestent par des boutons sur la peau, des points blancs qui peuvent être sur les membres, le visage ou le cuir chevelu dans le cas des joueurs de Montauban. Elles vont s'étendre grâce aux lésions, à certaines égratignures qui s'infectent tout particulièrement dans une équipe de rugby qui a des contacts répétés et des lésions cutanées fréquentes.

Ce ne sont pas des germes dangereux

Ce ne sont pas des germes dangereux, les prélévements à Montauban où à Pouyastruc sont des germes banaux sans résistances particulières et sans toxines dangereuses. Dans tous les cas, un traitement antibiotique est nécessaire pour réduire l'infection et la contagion. En prévention, il faut une hygiène corporelle soignée, un lavage des vêtements à 60 degrés pour se débarrasser des bactéries et un nettoyage des locaux pour limiter le risque de transmission.
 

Reportage de Sophie Pointaire et Clara Delannoy :
 
Depuis le mois de septembre, plusieurs club de rugby ont été victimes d'épidémie de staphylococque. Des dizaines de joueurs à Nevers, Montauban dans le Tarn-et-Garonne et dernièrement à Pouyastruc dans les Hautes-Pyrénées ont été contaminés.

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