Le sénateur du Tarn-et-Garonne Yvon Collin mis en examen pour trafic d'influence

Yvon Collin, sénateur du Tarn-et-Garonne, au palais de justice de Lyon, le 21 septembre 2017. / © Jean-Philippe Ksiazek/AFP
Yvon Collin, sénateur du Tarn-et-Garonne, au palais de justice de Lyon, le 21 septembre 2017. / © Jean-Philippe Ksiazek/AFP

Le sénateur (ex-PRG) a été mis en examen dans une affaire de corruption qu'il a toujours contestée. Une affaire qui se serait déroulée au Conseil général du Tarn et Garonne mais qui est instruite par le parquet de Lyon. Selon son avocat, cette mise en examen serait "à sa demande".

Par Fabrice Valery

Le juge d'instruction lyonnais qui travaille sur le dossier de l'affaire présumée de corruption au conseil départemental (ex-général) du Tarn-et-Garonne a mis en examen le sénateur Yvon Collin  pour trafic d'influence, a-t-on appris vendredi 29 janvier auprès de son avocat, Maître Thierry Deville, confirmant une information de La Dépêche du Midi.

"Nous avons demandé nous-même cette mise en examen, explique l'avocat Thierry Deville, qui est aussi adjoint au maire LR de Montauban et conseiller régional. C'était le seul moyen pour nous d'accéder au dossier, qui est vide, est obtenir ainsi une relaxe. Nous avons fait des demandes d'actes pour purger ce dossier"

Le bureau du Sénat avait levé en avril 2015 l'immunité parlementaire à la demande du parquet et d'Yvan Collin lui-même ce qui permettait au juge d'entendre le sénateur et de le mettre en examen comme c'est désormais le cas. 

Yvan Collin, ancien collaborateur et ami de Jean-Michel Baylet, avec qui il est désormais brouillé, a toujours contesté toute responsabilité dans cette affaire. Il dénonce depuis le début un "coup politique" orchestré par Jean-Michel Baylet et avait annoncé sur notre blog politique dès avril 2015 qu'il se "battrait jusqu'au bout".

Dans une lettre expédiée à plusieurs destinataires, une connaissance d'Yvon Collin indiquait lui avoir proposé de participer au financement d'une campagne électorale à hauteur de 40.000 euros contre un emploi au département pour son fils. Ce qu'Yvan Collin continue de contester farouchement. 

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