Crise agricole : réunion tendue au ministère, une deuxième rencontre prévue mercredi

Ce vendredi à 11 heures une délégation d'agriculteurs d'Occitanie a été reçu par le ministre. / © Amélie Poisson/ F3 Occitanie
Ce vendredi à 11 heures une délégation d'agriculteurs d'Occitanie a été reçu par le ministre. / © Amélie Poisson/ F3 Occitanie

Ce vendredi, une délégation d'agriculteurs d'Occitanie était reçue par le ministre de l'agriculture à Paris. Une réunion houleuse : aucun accord n'a été trouvé, mais une deuxième réunion doit avoir lieu mercredi. En attendant, les blocus sont maintenus.

Par Delphine Gerard

De l'issue de cette réunion, dépendrait la suite du mouvement. Ce vendredi, une délégation d'une dizaine de représentants des agriculteurs de la région Occitanie (syndicats et chambre d'agriculture) a rencontré le ministre de l'agriculture Stéphane Travert.

Sur la table, la problématique de la réforme européenne des zones agricoles défavorisées, qui doit entrer en vigueur au printemps. Rien que dans le Tarn-et-Garonne, une centaine de communes doivent être sorties du dispositif d'aide aux zones défavorisées, ce qui a provoqué la colère des agriculteurs de la région.

Réunion houleuse


Le climat dans la réunion était houleux, puisqu' Alain Iches, le président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du Tarn-et-Garonne en est sorti en claquant la porte. Selon lui, le gouvernement continue de vouloir négocier les critères d'attribution de ces aides. Or, le dialogue étant rompu depuis des mois, les manifestants avaient annoncé un lever des blocus seulement s'ils obtenaient un engagement écrit de l'Etat, qui validerait le maintien du classement des communes concernées en zones défavorisées.

Finalement, la délégation a convenu d'une nouvelle réunion avec le ministre de l'agriculture ce mercredi. En attendant ce rendez-vous, les blocus sont maintenus.

Dans un communiqué, le ministre de l'agriculture a déclaré que les dernières simulations réalisées n’étaient pas soutenables au plan réglementaire (dépassement du seuil de surfaces pouvant être classées) et au plan budgétaire. Sur l’ensemble du territoire national, "les exploitants qui sortiraient du zonage à l’occasion de la réforme bénéficieraient de mesures d’accompagnement destinées à les aider à faire face à leur nouvelle situation et à assurer la viabilité de  leur activité."

Toujours selon le même communiqué, Stéphane Travert affirme :



« L’Etat doit jouer son rôle pour définir la carte la plus équitable possible dans un faisceau de contraintes difficiles. Il devra aussi être aux côtés des agriculteurs dont l’exploitation va sortir de la carte ».


En Occitanie, plus de 1100 exploitants sont concernés par ce classement en zone défavorisée. Selon les manifestants, le montant des aides versées dans la région est d'environ 8 millions d'euros. 

Les blocages continuent dans un climat tendu


Depuis plusieurs semaines, la colère gronde chez les agriculteurs concernés. Ils ont multiplié les actions et bloquent depuis lundi plusieurs axes routiers notamment l'A62. Dans le Tarn-et-Garonne, plus d'une centaine d'agriculteurs de la région continuaient ce matin leur blocage de l'A20, au nord de Montauban, en attendant l'issue la réunion de ce matin. D'autres blocages ont eu lieu à Marmande, Valence d'Agen, Agen et Castelsarrasin.



Une centaine d'agriculteurs bloquaient vendredi matin certains axes routiers du Tarn-et-Garonne. / © Christine Ravier/ F3 Occitanie
Une centaine d'agriculteurs bloquaient vendredi matin certains axes routiers du Tarn-et-Garonne. / © Christine Ravier/ F3 Occitanie


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