• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

“J'ai cru mourir, j'ai perdu mon utérus” : nouveau témoignage après la mort d'une maman à la clinique de Montauban

La jeune femme enceinte a été prise en charge par la clinique du Pont de Chaume pour des contractions. / © France 3 Occitanie
La jeune femme enceinte a été prise en charge par la clinique du Pont de Chaume pour des contractions. / © France 3 Occitanie

Suite au décès prématuré d’une jeune femme de 32 ans à la clinique du Pont de Chaume à Montauban au lendemain de son accouchement, des femmes ont souhaité témoigner de leurs expériences. 
 

Par Martin Vanlaton

Suite à la publication sur France 3 Midi-Pyrénées d’un témoignage d’une femme qui affirme avoir failli mourir lors de son accouchement à la clinique du Pont de Chaume, une seconde femme nous a contacté pour partager son histoire.

Elle explique s’être reconnue dans le premier témoignage que nous avons publié. Ces deux témoignages interviennent après la mort d'une jeune femme de 32 ans suite à une infection gynécologique au lendemain de son opération.
 

Nous l’appellerons Marie. Elle habite à Montauban. Maman de trois enfants, la jeune femme alors âgée de 32 ans est enceinte de son quatrième bébé. En décembre 2017, une date est arrêtée pour déclencher son accouchement.

La veille, elle est admise à l’hôpital et se plaint de fortes douleurs. "J’avais une quinte de toux et j’étais déjà ouverte" raconte-t-elle. Le corps médical décide de la garder en observation. Le lendemain, une sage-femme se présente et lui annonce que c’est elle qui va s’occuper du déclenchement. "Normalement, c’était ma gynécologue qui devait s’en occuper, mais c’est elle qui a commencé le travail. L’anesthésiste passe donc pour la péridurale et la sage-femme me perce ensuite la poche des eaux" poursuit Marie. "Je pense qu’elle a dû me toucher le col. Le bébé est descendu dans les secondes qui ont suivi." Marie accouche à 10h45.

"Je faisais malaise sur malaise"

Les complications arrivent ensuite. "Dès que le petit est sorti, la gynéco est arrivée et elle a pris le relais. Elle a vu que je saignais au niveau du col et elle a donc fait des points pour refermer." Tentative ratée. Marie est transportée en urgences au bloc. Les souvenirs reviennent ensuite en salle de réveil.

La jeune femme tente de mettre des mots sur cet épisode difficile : "je sentais quelque chose qui coulait sur moi. Ça coulait énormément. J’ai appelé une personne et elle a constaté que je me vidais de mon sang, je faisais une hémorragie interne."
 
Retour au bloc pour la seconde fois. Les médecins annoncent au conjoint de Marie que son pronostic vital est engagé. En sortant du bloc, son état est stabilisé. Mais elle a subi une hystérectomie en urgence : une ablation du col et de l’utérus.

"J’ai cru mourir"

Marie est encore bouleversée par cet épisode traumatisant. Aujourd’hui, la jeune femme ressent de la colère. "J’ai demandé un rapport médical mais je n’ai rien eu" assure-t-elle. Elle dénonce cette situation. "On m’a transfusé 8 poches de sang. Il me faut savoir le détail de ce qui s’est passé si je me fais hospitaliser plus tard. Je n'ai jamais eu de réponse à mes demandes."
 

Suite au premier témoignage que nous avons publié, Marie a donc décidé de prendre la parole. Car elle affirme que le corps médical a tenté d’étouffer l’affaire. "Ils me faisaient comprendre qu’il ne fallait pas en parler. Qu’il fallait en rester là parce que j’avais eu la chance d’avoir été sauvée.

Après la mort d'une maman mercredi 20 mars, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Montauban. 

Sur le même sujet

Tour de France : la 16e étape Nîmes-Nîmes

Les + Lus