500 à 700 personnes manifestent dans les rues de Gaillac (Tarn) contre les 92 licenciements chez Alphacan

Entre 500 et 700 personnes, selon les gendarmes ou les syndicats, ont manifesté vendredi matin dans les rues de Gaillac. Salariés, élus et habitants entendaient ainsi dénoncer le plan de suppression de 92 emplois sur les 133 que compte la menuiserie Alphacan dans la localité tarnaise.

© Myriam Brisse/France 3 Midi-Pyrénées
Derrière un panneau "Alphacan, 92 familles touchées", les salariés, en grève, portaient des chasubles numérotées de 1 à 92, comme autant de numéros correspondant au nombre de licenciements annoncés à la menuiserie Alphacan, installée à Gaillac depuis 1963.
© Myriam Brisse/France 3 Midi-Pyrénées

500 à 700 personnes, selon les gendarmes ou les syndicats, ont défilé ce vendredi matin dans les rues de Gaillac où la direction a annoncé un plan de 92 licenciement sur les 133 emplois que compte l'entreprise.

Le cortège a démarré vers 09H30 devant l'usine, spécialisée dans les profilés PVC de prestige pour les portes et fenêtres, avant de s'achever vers midi devant la mairie de cette commune de quelque 14.000 habitants.


Elus, commerçants et habitants ont manifesté à leurs côtés, sous une nuée de parapluies.

"On veut arrêter cette aberration, crier notre colère",


a déclaré Henri Teixido, délégué CGT chez Alphacan, qui redoute un "gâchis industriel".

Les négociations autour du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) ont commencé avec l'intersyndicale CFDT (majoritaire), CGT et FO, qui appelait vendredi à manifester.

Vendredi, la direction d'Alphacan n'était pas joignable.

Le 4 octobre, lors d'un comité central d'entreprise extraordinaire, la direction a annoncé la suppression de 92 postes sur 133 à Gaillac. Vingt-quatre emplois doivent être crées sur un autre site à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) et proposés en priorité aux salariés de Gaillac, avaient précisé les syndicats.

"Ce sont des familles qui sont touchées, par voie de conséquence il y a les emplois induits et automatiquement, toute l'économie locale (est) touchée, au premier chef les commerçants et artisans", a expliqué Bernard Barthe, de l'association gaillacoise des commerçants et artisans.

"Solidaire des salariés d'Alphacan", le maire UDI de la commune, Patrice Gausseraud, s'est aussi mêlé à la foule. "Face à ces difficultés, des réunions de crise sont organisées sur site et en mairie pour soutenir l'activité, envisager des solutions dont l'objectif premier est de maintenir l'emploi à Gaillac", a écrit le maire dans un communiqué, ajoutant qu'il souhaite "interpeller le gouvernement".

"Nous allons être un relais actif de leur revendications, par rapport à ce scandale qui est la mise en liquidation du site et des emplois", a assuré le conseiller
régional du Parti de Gauche, Jean-Christophe Sellin, qui a manifesté vendredi matin.

L'usine, fondée en 1953 à Gaillac, a compté jusqu'à 355 salariés dans les années 1980, a indiqué Michel Belières, secrétaire départemental de la CGT.
Filiale d'Opengate Capital, l'entreprise compte deux autres sites en France, l'un à Chantonnay (Vendée), qui n'est pas concerné et le second à Sablé-sur-Sarthe (Sarthe). Alphacan est également présent en Italie (Arco) et en Croatie (Prigorje BrdoveckoLe cortège des salariés de l'entreprise s'est étoffé d'habitants de Gaillac et d'élus du secteur.

En vidéo, le reportage de Myriam Brisse et de Corinne Carrière :

durée de la vidéo: 01 min 38
Dans les rues de Gaillac contre les licenciements chez Alphacan

 

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