Affaire Celea : d'anciens légionnaires et notaires du Tarn jugés à Marseille pour blanchiment d'argent

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Une vingtaine de prévenus comparaissent depuis lundi 16 mai 2022 devant le tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône). D'anciens légionnaires d’origine roumaine, des notaires du Tarn et des employés de banque sont soupçonnés d'avoir blanchi de l'argent à travers 74 transactions immobilières dans le sud de la France.

Le procès de l'affaire Celea s'est enfin ouvert, lundi 16 mai devant le tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône), sur les opérations immobilières, réalisées à travers tout le sud de la France, par d'anciens légionnaires d'origine roumaine. L’enquête menée par le JIRS de Marseille a révélé un vaste réseau de fraude aux crédits dans l’acquisition de biens immobiliers à travers tout le sud de la France, entre 2007 et 2014.

Il aura fallu attendre 13 ans avant que cette affaire ne passe devant la justice.

Une enquête trop longue pour être jugée ?

D'ailleurs, dès l'ouverture des débats, les avocats de la défense ont soulevé la question du non-respect du "délai raisonnable."

Au total, une vingtaine de prévenus comparaissent pour s'expliquer de faits d’escroquerie, d’association de malfaiteurs et de blanchiment d’argent. Parmi eux, plusieurs notaires du Tarn et des banquiers accusés de complicité.

Voici l'affaire complète et détaillée dans l'article ci-dessous.

Un homme au cœur de ce procès

Sebastian Celea, un ancien militaire d'origine roumaine, est au centre de ce dossier. S'appuyant sur son réseau familial et ses anciens camarades de la légion, celui qui se présentait comme un homme d'affaires a acquis 94 biens à l'aide de prête-noms et de prêts souscrits le plus souvent à l'aide de faux documents.

Découvrez l'ensemble de ces acquisitions dans le sud de la France à l'aide de cette carte :

La majorité de ces bâtiments étaient achetés avec l'aide de notaires et de banquiers de mèche puis revendus à des prix artificiellement élevés. Une façon simple et efficace d’empocher l’argent des emprunts avec l'acquisition, en prime, d'un bien immobilier. Le procès se tient jusqu'au 25 mai prochain.