• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Albi : la buraliste qui refusait de servir ses clientes voilées reconnue coupable de discrimination

Lors de l'audience du procès de la buraliste Marie Pinié, devant le tribunal correctionnel d'Albi, le 24 mai 2018. / © Sylvain Duchampt / France 3 Tarn
Lors de l'audience du procès de la buraliste Marie Pinié, devant le tribunal correctionnel d'Albi, le 24 mai 2018. / © Sylvain Duchampt / France 3 Tarn

La buraliste albigeoise qui refusait de remettre des colis à ses clientes voilées a été déclarée coupable de discrimination religieuse ce jeudi par le tribunal correctionnel d'Albi. 

Par Laurence Boffet

Elle risquait une peine de 3 mois de prison avec sursis. Finalement, Marie Pinier, la buraliste albigeoise qui avait refusé de servir des femmes voilées écope seulement d'une amende de 1 000 euros. Elle devra également verser 800 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral à chacune des victimes qu'elle avait refusé de servir ainsi qu'au MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples) et à la LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme), parties civiles dans cette affaire. Le tribunal correctionnel d'Albi l'a reconnue coupable de discrimination religieuse ce jeudi. Ses avocats ont aussitôt fait appel car selon eux, c'est le principe-même de la culpabilité qui pose problème. 

L'affaire avait fait grand bruit en avril dernier : la commerçante avait refusé de délivrer un colis à une femme voilée, au prétexte que cette dernière refusait de retirer son voile pour qu'elle vérifie son identité. La personne voilée avait alors déposé une plainte pour discrimination.
D'autres refus du même type s'étant produits antérieurement s'étaient ajoutés à ce dossier. Marie Pinié, poursuivie par quatre plaignantes avait comparu pour "refus de la fourniture d’un bien en fonction d’une appartenance religieuse" devant le tribunal correctionnel d'Albi, le 24 mai dernier

La buraliste qui a toujours nié avoir pratiqué de la discrimination se dit très affectée par cette affaire. Lors de l'audience, elle avait expliqué qu'elle refusait de remettre les colis aux femmes voilées parce qu'elle voyait "leur visage mais pas la tête". Elle a précisé qu'elle demandait à toutes les personnes couvertes (casques, bonnet, casquette, voile) de se découvrir, craignant qu'une arme y soit cachée.


 

Sur le même sujet

Montpellier : le trophée de la Coupe du monde de foot féminin

Les + Lus