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Décès en Syrie de Mohamed Belhoucine, ancien élève de l'école des mines d'Albi

Les frères Belhoucine, qui avaient quitté la France pour la Syrie en compagnie de la compagne d'Amédy Coulibaly quelques jours avant les attentats de janvier 2015, sont présumés morts, a affirmé mardi soir une source proche du dossier.
Mohamed Belhoucine
Mohamed Belhoucine © DR
Mohamed, 28 ans, a été «tué au combat» tandis que son frère Medhi, 24 ans, est «mort des suites de blessures de guerre mal soignées», selon Le Petit Journal de Canal+, qui a révélé l'information.
Une source proche du dossier a confirmé, sans préciser les noms, qu'ils seraient morts dans ces circonstances. Une autre a de son côté affirmé à l'AFP que l'information «semble fiable» mais n'a pas été recoupée. Les deux frères, anciens animateurs jeunesse à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), n'étaient pas considérés comme des cadres de premier plan du groupe Etat islamique. L'un d'eux avait été repéré en Irak, selon cette source.

En Syrie avec Hayat Boumeddiene
Quelques jours avant les attentats de janvier 2015, Hayat Boumeddiene, la compagne de l'assassin de l'Hyper Cacher Amédy Coulibaly, était partie en Syrie, accompagnée des frères Belhoucine.
Mehdi Belhoucine et Hayat Boumeddiene avaient été identifiés à leur entrée en Turquie sur des images de vidéosurveillance à l'aéroport d'Istanbul.

Mohamed Belhoucine, 28 ans, est un ancien élève de l'école des mines d'Albi
C'est en 2006 que ce jeune de Bondy (Seine-Saint-Denis) avait réussi le concours difficile puis intégré l'école d'ingénieurs albigeoise. Boursier, il n'y était resté que deux ans et n'en a jamais été diplômé. «Il n'avait pas le niveau et après avoir redoublé la première année , il a quitté l'école en juin 2009. Il a préféré se réorienter plutôt que d'attendre une décision d'exclusion inéluctable», indique l'école des mines, qui n'a plus eu de nouvelles.
Embauché pour faire du soutien scolaire par la mairie d'Aulnay-sous-Bois, Mohamed Belhoucine est arrêté en mai 2010 pour sa participation à la «filière afghane», qui aidait des combattants à partir en Afghanistan et au Pakistan. Le 11 juillet 2014, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis. Son cadet Mehdi, dont il est question aujourd'hui, avait été entendu lors de l'enquête, mais rien n'avait été retenu contre lui.
Mohamed Belhoucine avait raconté au tribunal son parcours de «cyber-djihadiste». À son arrivée à Albi, où l'ancien élève-ingénieur logeait dans une des résidences étudiantes de l'école des mines, jusque-là bon élève - «premier d'une fratrie de quatre à intégrer une école d'ingénieurs»-, Mohamed se serait senti mal à l'aise, ne connaissant personne dans la ville. Ses résultats s'en seraient ressentis. Lui qui n'était auparavant «pas spécialement intéressé par la religion», a tué le temps en fréquentant des sites islamistes. Il a fini par y prendre une participation active sur internet, traduisant notamment des vidéos. Marié et père de famille, il affirmait s'être détaché de l'islamisme radical et n'avoir jamais eu l'intention de partir faire le djihad.

http://tempsreel.nouvelobs.com/charlie-hebdo/20150122.OBS0542/mohamed-belhoucine-l-enfant-modele-devenu-djihadiste.html
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