Rabastens (Tarn) : faute de subventions, le tiers-lieu du Pré vert est en sursis

Après quelques mois d'existence, le tiers-lieu du Pré Vert, à Rabastens dans le Tarn, est menacé de fermeture au 30 juin 2019. Il manque 20 000 euros pour mettre aux normes l'installation électrique : les subventions attendues ne se sont pas concrétisées. 

Le tiers-lieu du Pré vert a ouvert ses portes en mars 2019 à Rabastens.
Le tiers-lieu du Pré vert a ouvert ses portes en mars 2019 à Rabastens. © La Locale
Le Pré vert, ancien hôtel-restaurant emblématique du centre de Rabastens (Tarn), est désormais un tiers-lieu actif, où des entrepreneurs, artistes ou artisans travaillent, dans un espace de co-working, et qui accueille également expositions et concerts.
Le jardin du Pré vert, vaste et sécurisé, est ouvert à tous : un petit poumon vert dans le village, qui fait le bonheur des enfants. Bref, un nouveau lieu de vie, de travail et d'échanges, alternatif et dans l'air du temps.

Las, cet ambitieux projet, qui "marche" depuis maintenant plusieurs mois, pourrait bien prendre fin rapidement. Il manque en effet 20 000 euros pour réaliser l'installation électrique du 1er étage, condition sine qua non imposée par le propriétaire pour maintenir le Pré Vert ouvert. 

20 000 euros : c'est beaucoup pour la Locale, le collectif d'entrepreneurs rabastinois qui a porté l'aventure du tiers-lieu. Mais c'est peu au regard des subventions qu'un tel lieu peut prétendre recevoir, tant au nom du dynamisme en milieu rural que de l'environnement (certains locataires du Pré Vert ont en effet "lâché" leur voiture et les trajets quotidiens vers l'agglomération toulousaine pour s'installer professionnellement à Rabastens). 

Les partenaires de la Locale ont quant à eux apporté 27 098 € sur leurs fonds propres et grâce à un financement participatif. Les habitants de la commune ont aussi fait des dons, sous forme de meubles, de vaisselle et d'objets de décoration.

Plusieurs élus se mobilisent visiblement pour sauver le Pré Vert mais pour l'instant, sans résultats. Or, il faut faire vite : personne n'a intérêt à voir disparaître un tel endroit.



 
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