Les services antiterroristes mobilisés sur une enquête à Albi : c'était une fausse piste

Les faits se sont produits sur le parking de ce supermarché / © Google
Les faits se sont produits sur le parking de ce supermarché / © Google

Vendredi 6 juillet 2018, deux jeunes filles sont renversées par une voiture sur le parking d'un centre commercial d'Albi. Le mode opératoire et le contexte provoquent aussitôt l'inquiétude des services du Tarn qui vont croire durant trois jours à la possibilité d'un attentat.

Par Sylvain Duchampt

Durant plusieurs jours, la justice et les services de police ont cru à la possibilité d'un attentat à Albi. Les faits remontent au vendredi 6 juillet 2018. Sur le parking d'un centre-commercial albigeois, en début de soirée, deux jeunes filles en couple sont renversées par une voiture qui prend la fuite. Les victimes s'en sortent avec des égratignures et quelques jours d'interruption temporaire de travail (ITT).
 

Un contexte et un mode opératoire

Mais très rapidement, la tension monte chez les enquêteurs. La coupe du monde de football, le festival Pause Guitare, le mode opératoire avec une voiture et le fait que les personnes visées étaient homosexuelles font aussitôt craindre aux services de police, la possibilité d'un acte terroriste ou d'un galop d'essai à quelques jours du 14 juillet.
La division nationale anti-terroriste à Paris est alertée. Les policiers du commissariat d'Albi travaillent 24 heures sur 24 pour retrouver le plus rapidement possible le suspect.
 

Le chauffeur interpellé

Le 9 juillet, un individu est interpellé à Albi pour des faits de violence sous l'emprise de l'alcool. Surprise ! Les policiers retrouvent à son domicile la voiture ayant renversé les deux femmes sur le parking quelques jours plus tôt et découvrent qu'elle lui appartient.
L'homme de 29 ans est connu de la justice mais n'est pas radicalisé, ni fiché S. Au volant de cette automobile achetée quelques semaines plus tôt dans un garage de Castres, il aurait agi dans un état second, sous le coup de la colère, avec 0.82 g d'alcool par mm d'air expiré et sans aucune volonté de commettre un attentat. Plus de peur que de mal dans un département qui compte officiellement 150 personnes fichées S pour 381 000 habitants.
 

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