Tarn : les étranges relations d'affaires chinoises du maire de Gaillac

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Exposition, manifestation, investissements. Depuis un an, les opérations entre la mairie de Gaillac et la Chine se multiplient. Ces collaborations posent aujourd'hui question. Le maire, Patrice Gausserand, est actionnaire d'une société spécialisée dans le commerce de gros avec l'Empire du milieu.  

Depuis le début de l'année 2017, les annonces d'échanges et de partenariat entre Gaillac et la Chine ne cessent de se multiplier. Festival des Lanternes au parc Foucaud, exposition du musée d'art de Pékin en 2018, jumelage avec la ville de Zin Gong qui compte 3 millions d'habitants, délocalisation dans le Tarn d'une société d'accessoires en téléphonie installée en Chine. Autant de projets présentés avec enthousiasme par le maire de la ville, Patrice Gausserand, à l'origine, lui-même, de tous ces partenariats. 

La publication d'une enquête de la Dépêche du Midi dans son édition du Tarn, le 16 septembre 2017, pose aujourd'hui de nombreuses questions. Le quotidien local y révèle qu'en 2015 le maire a monté une société avec l'un de ses amis, Pierre-Yves Olivier, et son épouse, Jing Olivier, riche héritière d'une famille d'investisseurs chinois et dont on retrouve la trace à Bruxelles et à Singapour. Patrice Gausserand a-t-il utilisé son pouvoir d'élu pour ses affaires commerciales ?

La vocation de l'entreprise, "Le Comptoir des Bastides", est de mener "toutes opérations de négoce international, l'importation, l'exportation, la distribution de tous produits et marchandises alimentaires et non alimentaires." et plus particulièrement vers la Chine. Des affaires et des liens vers l'Asie dont Patrice Gausserand n'a jamais fait état au sein du conseil municipal. 

La Dépêche révèle ainsi que le 3 juillet, la communauté d'agglomération Gaillac-Graulhet a décidé de participer au Salon agroalimentaire Anufood de Pékin et d'y envoyer son vice-président en charge de l'attractivité, Patrice Gausserand, sans connaitre les intérêts de ce dernier dans le commerce de gros alimentaire en Chine.


D'autres interrogations subsistent sur le rôle joué par le maire de Gaillac dans les investissements immobiliers de ses deux associés, Pierre-Yves Olivier et son épouse, sur sa commune, notamment dans le rachat de La Bodéga.

Regardez le reportage à ce sujet de Sylvain Duchampt et Corinne Carrière :

durée de la vidéo: 01 min 46
Les étranges relations d'affaires chinoises du maire de Gaillac