Toulouse : une femme nigériane et sa petite fille de 2 ans placées en rétention et relâchées

Le Centre de Rétention de Toulouse sur la commune de Cornebarrieu / © France 3 Midi-Pyrénées
Le Centre de Rétention de Toulouse sur la commune de Cornebarrieu / © France 3 Midi-Pyrénées

Une petite fille de 2 ans et sa maman ont été placées au centre de rétention de Toulouse à la demande de la préfecture des Pyrénées Orientales. Originaires du Nigéria, elles devaient être expulsées vers l'Italie. Refusant d'embarquer, elles ont finalement été relâchées.

Par Juliette Meurin

Une jeune femme nigériane âgée de 25 ans et sa fille de 2 ans ont été temporairement retenues au centre de rétention de Toulouse à la demande de la préfecture des Pyrénées Orientales.
C'est la Cimade qui s'est émue de cette situation dans un tweet :
La Cimade est une association de solidarité active avec les migrants et les demandeurs d'asile, elle les accompagne notamment pour les aider à faire valoir leurs droits.

Le règlement de Dublin à la lettre


La jeune femme et sa petite fille interpellées dans la région de Perpignan avaient été enfermées au centre Toulouse à la demande de la préfecture des Pyrénées Orientales car ce département ne possède pas de centre de rétention pour les familles.

Elles devaient être expulsées vers l'Italie conformément au réglement Dublin qui permet à un état membre de l'union européenne de renvoyer des migrants dans le premier pays européen dans lequel ils ont fait leur demande d'asile.
Ce réglement pose un sérieux problème car il fait peser une lourde charge à l'Italie et à la Grèce qui sont les pays par lesquels les migrants arrivent en Europe.
La maman et sa fille ont refusé d'embarquer vers l'Italie, elles ont donc été relâchées à Toulouse à la sortie du centre de rétention.

Une situation critique au Nigéria


La situation au Nigéria est très difficile en raison de la présence des jihadistes du groupe Boko Haram qui sévissent dans la région. Sur son site internet France Diplomatie, le gouvernement français déconseille aux citoyens se rendre dans ce pays en raison du risque terroriste particulièrement élevé.
Le conflit de Boko Haram, particulièrement meurtrier dans la région du lac Tchad (Cameroun, Nigéria, Niger, Tchad) a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis que le groupe extrémiste a pris les armes en 2009.

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