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Tourisme en Languedoc et en Roussillon : un bilan en demi-teinte pour le mois de juillet

En juillet, les commerçants du Languedoc et du Roussillon ont enregistré une baisse de 25 % de la fréquentation. / © Tim Somerset/Maxppp
En juillet, les commerçants du Languedoc et du Roussillon ont enregistré une baisse de 25 % de la fréquentation. / © Tim Somerset/Maxppp

Un mois après le début des vacances scolaires, les commerçants du Languedoc et du Roussillon font grise mine. En juillet, les carnets de commande étaient à moitié remplis. Bilan et explications.

Par Mary Sohier

Le mois de juillet se termine et il est déjà l’heure de faire un premier bilan pour les professionnels du tourisme. En Languedoc et en Roussillon, les commerçants ont enregistré une baisse de 25% de fréquentation par rapport à 2018, d'après les chiffres de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH).
 
  • Gard

Pour Gard Tourisme, les premiers résultats ne sont pas bons aussi bien du côté des touristes français que du côté des étrangers. Sur le littoral, le Grau-du-Roi a connu un début de mois de juillet compliqué avec la canicule mais s'est bien rattrapé avec une vague d'arrivées dans la deuxième quinzaine.

Seule exception : Nîmes. La préfecture du Gard a notamment pu profiter du passage du Tour de France. Les coureurs cyclistes ont fait étape deux jours dans la ville. Deux tiers des professionnels ont enregistré une hausse de réservations à ce moment-là.
 
  • Hérault

Dans le département de l'Hérault, les chiffres sont relativement meilleurs que dans le reste de la région. Plusieurs phénomènes expliquent de bons résultats.
À Sète par exemple, des bateaux de croisière font escale dans la ville trois fois par semaine. Ainsi, à chaque fois, pas moins de 1.000 à 1.500 touristes débarquent dans le centre-ville. Une aubaine pour les commerçants.
Deuxième raison plus étonnante quant à la bonne forme de la ville portuaire : la série Demain nous appartient. Diffusée sur TF1, elle est tournée à Sète et autour de l’étang de Thau. Les fans viennent donc spécialement sur place pour découvrir les coulisses.

La ville de Montpellier est aussi bon élève cet été. Elle a pu profiter des retombées économiques de la Coupe du monde de football féminin.
 
  • Aude

"Ça a été catastrophique. Entre le 8 et le 28 juillet, le camping n'était pas plein. Je pense que la canicule, d'une part et les Gilets Jaunes, d'autre part, ont retardé les vacances", raconte Antoine Lacuve, directeur du camping à Villegly.

À Carcassonne, certains restaurateurs ont enregistré une baisse de 50% de leur chiffre d’affaires vers le 14 juillet.
 

Jacques Mestre, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, est inquiet : "Il y a un pouvoir d'achat en baisse. Si on continue comme ça, dans quelques années il n'y aura plus de restaurants traditionnels mais juste des franchises et des fast-foods.

 
  • Lozère

Dans les terres, le résultat est le même. Le pouvoir d'achat serait la cause : "On est à la traîne par rapport à l'année dernière. Et en 2018 déjà, c'était compliqué. Tout ce qui est animations et activités gratuites, il n'y a pas de problèmes. Par contre, dès lorsqu'il faut payer, c'est compliqué", tente d'analyser Cyril Duclot, le directeur de l'office de tourisme de Mende.
 
  • Pyrénées-Orientales

Selon les statistiques municipales, à Perpignan, les sites majeurs de la ville encaissent un repli de 4% de visiteurs. La cathédrale a notamment enregistré une perte de 3.159 visiteurs. D'après les responsables de la ville, les travaux pourraient expliquer ces mauvais chiffres.

À Canet-en-Roussillon, c'est plutôt stable par rapport à 2018. Et sur l'ensemble des Pyrénées-Orientales, le mois d'août serait, lui, bien embarqué, à en croire les professionnels.
 

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