1er mai : des militants de la CGT agressés en fin de défilé, place de la Nation.

Alors que le cortège arrivait place de la Nation hier samedi 1er mai en fin d'après-midi, des militants de la Confédération Générale du Travail ont été vivement pris à partie. Le syndicat déplore 21 blessés dont 4 graves. Un militant du Val-de-Marne témoigne.

Des camions de la CGT vandalisés à la fin du défilé du 1er mai.
Des camions de la CGT vandalisés à la fin du défilé du 1er mai. © IP3 PRESS/MAXPPP/Alexis Sciard

Jets de pierre, vandalisme, insultes racistes, sexistes, homophobes et coups. Le défilé du 1er mai, déjà émaillé d’incidents en début de parcours, s’est mal fini pour un certain nombre de militants. Vers 18 heures, place de la natoins, ils ont été violement agressés pardes individus. Benjamin Amar membre de la CGT du Val-de-Marne a témoigné au micro de France Info.

"CGT collabo de Macron"

"Il y a un attroupement d'un certain nombre d'individus, majoritairement vêtus de noir, type black bloc", raconte le syndicaliste. "Je vois des bouteilles en verre qui giclent à 30 ou 40 centimètres de ma tête. Les camions CGT qui sont sur la place de la Nation cherchent une issue. On n'arrive pas à sortir. À ce moment-là, les pierres volent, les bouteilles en verre volent. C'est d'une très grande violence", poursuit-il et cela malgré la présence du service d'ordre de la CGT. 

Une centaine d'individus, quelques gilets jaunes, mais c'est très minoritaire.

Benjamin Amar, CGT Val-de-Marne

 "Et là, on a des gens vêtus de noir qui sont très agressifs, qui nous traitent de collabos."(...) "Il y a des coups qui sont échangés, je rappelle qu'on a 21 blessés parmi les membres du service d'ordre, dénonce le syndicaliste. "Il y a des camarades qui ont reçu, dans ce bordel incroyable, des jets avec des produits très agressifs, pas simplement du gaz lacrymogène, qui n'ont plus rien vu pendant plusieurs minutes.

"Aucune intervention des forces de police"

Benjamin Amar a souligné l'inaction des forces de police. "Surtout, ce qui est incroyable, c'est que derrière, on a effectivement les grilles policières, mais on n'a aucune intervention des forces de police." Philippe Martinez, le leader de la Confédération a déclaré que "la sécurisation du parcours a empêché les camions de quitter rapidement la place de la Nation".

Dans un communiqué, la CGT dénonce "des violences inacceptables".

Selon le ministère de l'Intérieur, le défilé a réuni 17.000 personnes à Paris, 25 0000 selon le syndicat. La police a interpellé 46 manifestants dans la capitale. Trois policiers ont été blessés et 21 côté militants. Les quatre syndicalites blessés qui avaient été hospitalisés sont depuis sortis de l'hôpital selon l'AFP.

Enquête ouverte par le parquet de Paris

Ces violences ont été condamnées par les responsables politiques et syndicaux. A la suite des faits commis "à l'encontre de militants et d'un véhicule de la CGT", le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violences volontaires en réunion" et "dégradations en réunion". Elle a été confiée à la Sûreté territoriale.

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
société mouvement social économie social