1.400 euros pour avoir fêté un mariage sur le périphérique

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Le 30 juin 2012, il avait fait la fête au beau milieu du périphérique parisien, en pleine circulation, pour célébrer un mariage. Il écope aujourd'hui de 1.400 euros d'amende et d'une suspension de permis.

C'est une triste tendance : des fêtards utilisent les axes routiers à fort trafic, autoroute et périphérique en tête, pour danser, célébrer un mariage... bref pour festoyer... et par la même bloquer plusieurs centaines d'automobilistes englués dans des bouchons dont ils se seraient bien passés. 
Nous vous avions parlé du phénomène au début de l'été, dans cet article, traitant d'un cortège de mariage qui bloquait le périphérique

Rappel des faits : le 30 juin 2012, pendant qu’un équipage du service de circulation du périphérique se rend sur place, un opérateur vidéo de la direction de l’ordre public et de la circulation repère cinq voitures dont trois sportives de luxe arrêtées en pleine voie et dont les occupants dansent sur la chaussée. Au bout de plusieurs minutes, ils regagnent leurs véhicules et reprennent leur très lente progression.
Les policiers interceptent l’un d’entre eux, zigzagant entre les voies, alors que les portières « papillon » de sa voiture sont relevées !

A l'issue des contrôles de police, ce conducteur a été laissé en liberté. Mais avec le devoir de se présenter devant le Tribunal correctionnel de Paris ce jeudi 30 août 2012, pour entrave à la circulation et mise en danger délibérée de la vie d'autrui. Pour celà, ils encouraient deux ans de prison et 15.000 euros d'amende.
Le tribunal a finalement condamné le conducteur à 1.400 euros d'amende, peine associée d'une suspension de permis de 4 mois. Le jeune homme a accepté sa sanction via une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité (ou "plaider-coupable").

>> Plusieurs vidéos illustrant le phénomène circulent sur le net, comme celle-ci par exemple : Sur le périphérique et les autoroutes, les caméras de surveillance peuvent permettre d’identifier les conducteurs en faute. Ceux qui se risquent à cette pratique encourent deux ans de prison et 15.000 euros d'amende.