PSA : mardi nouveau bras de fer direction /syndicats sur fond de tension à Aulnay

PSA poursuit mardi le bras de fer engagé avec ses syndicats sur l'accompagnement des 8.000 salariés touchés par la restructuration, en particulier ceux de Rennes et Aulnay, où la tension va crescendo, l'usine de Seine-Saint-Denis rouvrant lundi sous protection après 10 jours d'arrêt.

Par EB avec AFP

Nouvelle séance de négociation entre la direction de PSA et les syndicats ce mardi à Paris. Pour les syndicats le but de cette rencontre est d'améliorer les propositions faites depuis début novembre par la direction. "Notre objectif c'est d'obtenir le maximum d'un groupe qui aujourd'hui est dans une situation difficile", "après, ce seront les salariés qui décideront qui devra y aller ou non en fonction du projet final", que PSA espère autour de la mi-février, a résumé Franck Don (CFTC).

Les ateliers de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à l'arrêt depuis dix jours en raison d'une grève puis sur décision du groupe, rouvriront lundi sous protection, a annoncé la direction dans une lettre aux salariés.

Il reste trois séances de négociation

Si les discussions portent sur l'accompagnement social et financier des 8.000 salariés dont les postes vont être supprimés d'ici mi-2014, dans les faits, Rennes (un poste sur 4 supprimé) et surtout Aulnay (3.000 et fermeture du site en 2014) concentrent les crispations.

Un plan de sauvegarde de l'emploi a été prévu pour ces deux sites, ce qui signifie qu'au-delà du 31 décembre, date de la fin de la période de volontariat, les licenciements tomberont s'il n'y a pas suffisamment de candidats au départ.

La restructuration coûtera autour de 750 millions d'euros (1,2 milliard en incluant la GPEC - gestion prévisionnelle des emplois et des compétences - lancée en 2011), selon le cabinet d'expertise Secafi qui estime que le plan serait "couvert entièrement d'ici à fin 2014 par les économies engendrées", soit 600 millions par an à l'horizon 2015.

Pour les 3.600 autres emplois à supprimer (dont 1.400 en recherche et développement), la direction s'appuiera sur les méthodes utilisées pendant la crise de 2008-2009, basées sur le volontariat.

A lire aussi

Sur le même sujet

Procès 23 octobre

Les + Lus