Bernard Debré : " Rachida Dati a un égo tellement surdimensionné que ça en devient fatigant"

Samedi 9 février, Bernard Debré était l'invité de Samedi Politique sur France 3 Ile de France. Il a commenté la nouvelle annonce de candidature de Rachida Dati à la mairie de Paris, le renoncement de François Fillon ainsi que la venue de NKM dans la capitale.

© France 3 IDF
Bernard Debré, député UMP de Paris, était l'invité de Samedi Politique ce midi sur France 3 Paris. Il a commenté la triple actualité de l'UMP pour les municipales de 2014 à Paris: la candidature de Rachida Dati, le renoncement de François Fillon et la venue de NKM qu'il appelle de ses voeux.

Sur Rachida Dati

Dans une interview au Figaro, la maire du VII ème arrondissement a réaffirmé sa volonté de se présenter à des primaires "ouvertes et transparentes" pour désigner le candidat UMP à la mairie de Paris. Elle en profite pour se présenter en élue de terrain en contre exemple de Nathalie Kosciusko-Morizet, dont elle évoque le parachutage sans employer ce mot.

Bernard Debré, qui n'est pas le meilleur ami de Rachida Dati, a vivement réagi. "Rachida Dati est candidate à tout. Elle a déjà assez fait de mal en tapant sur tout ce qui bouge. Tout ce qui bouge . Elle a fait un mal fou. Vous allez voir les noms d'oiseaux qu'elle va utiliser vis à vis de Nathalie Kosciusko-Morizet. . Qu'elle arrête de faire des petites phrases. elle a un égo tellement surdimensionné que ça en devient un petit peu fatigant", juge Bernard Debré, lui-même bien proportionné au niveau de l'égo et peu avare de petites phrases.


Sur François Fillon

L'ancien premier ministre fera sa rentrée politique à l'occasion d'un meeting à la Mutualité le 26 février. Il devrait alors confirmer qu'il renonce à briguer la mairie de Paris. Faut-il alors offrir une boîte de mouchoirs à Bernard Debré qui fut l'un de ses soutiens dans la capitale ? "J'ai déjà eu la boîte de mouchoirs, il y a un mois, car nous nous attendions à cette décision. Je la regrette tout à fait. François Fillon aurait pu, aurait du se présenter à la mairie de Paris. C'est un combat difficile, mais c'est justement pour cela qu'on avait besoin de lui. Il fallait qu'il acquièrt ses galons de colonel ou de général. J'ai essayé de le convaincre. Ca n'a pas marché. J'aurais aimé qu'il y aille", commente, un brin déçu, le député de Paris.


Sur Nathalie Kosciusko-Morizet

Bernard Debré est un des artisans de la venue de Nathalie Kosciusko-Morizet sur la capitale. "Il faut quelqu'un qui vienne de l'extérieur, pour pacifier les divisions internes de l'UMP Paris", estime-t-il. La maire de Longjumeau souhaite des primaires ouvertes pour contrer l'argument du parachutage. Le député de Paris est plus réservé. "Je suis opposé à des primaires ouvertes. Qui va s'y intéresser, qui va aller voter au mois de mai ou juin à plusieurs mois des municipales ? Impossible ! Et avec quel argent ? Il n'y a plus d'argent. Et puis à l'UMP on a montré qu'on n'était pas capable d' organiser ce type de scrutin", estime-t-il.


Enfin, concernant le XVII ème arrondissement, il a joué l'apaisement par rapport à Brigitte Kuster, la maire UMP actuelle. "Est ce que je peux être tête de liste et Brigitte Kuster candidate à la mairie, ou l'inverse. On verra. L'essentiel est que le XVII ème reste à droite", conclut Bernard Debré dans une formule plus consensuelle qu'en octobre dernier.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
politique