Agenda culturel du week-end

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Écrit par MR

Des idées de sorties pour ce week-end avec l'agenda culturel de Jean-Laurent Serra

« La Nuits aux Invalides » jusqu’au 7 mai à l’Hôtel des Invalides

Ouvrez bien grands vos yeux et vos oreilles puis laissez vous porter par un voyage sensoriel au cœur de l’histoire de l’hôtel national des Invalides, symbole des tourbillons de l’histoire de France. Pour la seconde fois, la cour d’Honneur ouvre ses portes au grand public pour un spectacle technologique et historique. Cette expérience unique est basée sur des techniques d’image et de vidéo monumentale novatrices. Dés la nui tombée, le ballet des projecteurs 3D fera revivre la veille pierre et les façades du monument. Pendant une heure, la vie reprend son cours aux invalides grâce aux nouvelles technologies. Par la musique, les voix de trois comédiens Jean Piat, Céline Duhamel et André Dussolier qui content l’histoire des Invalides et bien sur les images projetées en 3 dimensions sur les façades, le public sera plongé du 18 avril au 7 mai 2013 dans un son et lumière fastueux et onirique. Le spectacle donne une impression de dynamisme époustouflante, comme si les fenêtres, les pierres et les arcades de l’édifice se mouvaient au rythme de la musique. Immergés dans ce décor visuel et sonore, les spectateurs se laissent entraîner par l’histoire des Invalides qui leur est narrée. Une histoire bien sur édifiée par nos grands hommes : Le Roi Soleil le fait construire, les Révolutionnaires y trouvent les armes pour prendre la Bastille, Napoléon Bonaparte y organise la première remise de médailles de la Légion d’honneur et Charles de Gaulle y installe l’Ordre de la Libération. Le spectacle « La Nuit aux Invalides » retrace ces événements marquants de la mémoire nationale en valorisant le monument comme  acteur et témoin de l’Histoire.
Pour que leur soirée soit vraiment unique et porteuse de souvenirs forts, les visiteurs pourront prolonger le spectacle en découvrant sous le Dôme une scénographie inédite. Le tombeau de Napoléon sera magnifié de manière à renforcer l’atmosphère sacrée et riche d’évocation du lieu. Cette visite nocturne est un prolongement du spectacle, une manière peu courante de vivre une vraie nuit au musée.


« Haute Tension » jusqu’au 28 avril à la Villette

C’est un nom qui porte à merveille l’esprit et la philosophie de ce festival consacré à l’évolution du cirque et du Hip Hop. Jusqu’au 28 avril, la grande halle de la villette sera en effet sous haute tension de frissons, d’émotions et de créations. Au total, Quinze spectacles plus ou moins longs alimenteront cette ébullition de jeunesse et de curiosité, car c’est bien cette volonté de nouveauté qui va porter les couleurs du cirque et du hip hop pendant les quinze jours du festival. A L’image de son prédécesseur qui s’appelait « les rencontres de cultures urbaines  » le festival Haute Tension ouvre un regard croisé sur les disciplines et les genres et pour l’ouverture, c’est par la grande porte qu’il nous propose de pénétrer. Deux spectacles sont à l’affiche dés les premiers jours du festival et résument à eux deux le fil conducteur de ces rencontres. Le premier intitulé « Apache » est une rencontre inédite entre la danse hip hop du chorégraphe Hamid Ben Mahi et le rock du regretté Alain Baschung. A la guitare, on retrouve Yan Péchin, un immense musicien qui pour la première fois, depuis le décès de celui qui fut son mentor, à accepter de jouer en live son répertoire.  Pendant les 9 dernières années de la vie d’Alain Baschung, le Guitariste Yan Péchin fut de tous les concerts et c’est avec l’esprit d’Alain que Yan accompagne se spectacle qui rend hommage à la rencontre des genres et à ces 5 danseurs hip hop qui propulse cette danse à l’intersection des battles et du rock, sans en oublier l’essence du geste et du live façon concert instinctif que suppose la pratique du hip hop. Le deuxième exemple est une performance circassienne qui commence par une rencontre pédagogique. Pendant 4 ans, le jongleur et metteur en scène Denis Paumier a travaillé pendant 4 ans avec les étudiants de l’école Fratellini. De cette confrontation de professeur à élèves est née l’envie de poursuivre l’expérience en créant un spectacle autour de l’art du jonglage. Liaison Carbonne qui est le nom de ce résultat est une belle performance qui montre que ces élèves sont aussi doués avec des massues qu’avec des balles. Si vous êtes prêts à prendre ces balles au bond ! Ou à pousser l’acrobatie sur la piste de danse, Haute tension saura vous ravir d’émotions et de frissons.

Voir le reportage en image de Virginie de la Hautemaison

« Blanche Neige » jusqu’au 26 avril à l’Athénée.

Lorsque l’Opéra National du Rhin apporte son savoir faire et son « regard » lyrique sur un des contes les plus populaires de notre enfance, le résultat est tout bonnement majestueux dans l’interprétation des voix, la beauté des costumes et la force des symboles. Les sortilèges du conte avec ses fées, son château et ces sorcières ont toujours servi l’histoire des grands opéras du répertoire. Ajoutez y la pomme et les sept nains, pas si gentils que ça d’ailleurs et vous obtenez un spectacle qui oscille entre  l’évocation enfantine de blanche neige et la vision beaucoup moins édulcoré d’un conte presque pour adulte. Que penser, en  effet, de cette  reine focalisée sur ces problèmes esthétiques, sur cette pomme qu’une certaine Eve à croquer avec les conséquences que l’on connait, et que dire de ce miroir aux alouettes qui divulgue sa propre vérité ! Blanche neige est donc un conte opératique à découvrir en famille, tout le monde y trouvera son compte. C’est au théâtre de l’Athénée à partir de demain.

« Sur les Frontières » jusqu’27 avril au Théâtre National de Chaillot.

Largement ouvert à toutes les disciplines artistiques et surtout connu pour offrir à ces spectateurs une vision décloisonnée de la danse, le festival « Sur les Frontières » est consacré cette année à des artistes venus du Sud et de l'Est du bassin méditerranéen, régions vibrant encore des soubresauts des " printemps arabes ". Six pays, huit compagnies représentées pour un total de dix spectacles, jusqu’au 27 avril Chaillot va donc donner la parole à ces artistes qui ont vu leurs nations bousculées par l’évolution de leurs sociétés. Les artistes ont traduit, dans leurs discours et leurs créations, la force, l'imaginaire et la fascination qu'inspirent ces territoires - et ces peuples – où nos racines communes se mêlent, se croisent et dialoguent. A noter parmi la programmation riche de ce festival, la venue de la compagnie israélienne Batsheva Dance Company. Rarement présente à Paris, elle propose au public un large extrait de ces créations, un concentré de son répertoire qui emportera le spectateur dans un tourbillon de gestes, de sons et d’images.