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Manifestation anti-mariage pour tous : 70 à 80 personnes arrêtées à Paris

Jeudi soir de nouveaux incidents ont eu lieu lors de la manifestation contre le mariage pour tous. / © France 3 IDF
Jeudi soir de nouveaux incidents ont eu lieu lors de la manifestation contre le mariage pour tous. / © France 3 IDF

Ils étaient nombreux devant l’Assemblée Nationale la nuit dernière pour manifester pendant les débats. A l’issue de la fin de la manifestation, les CRS ont procédé à plus de 70 arrestations.

Par Mathilde Riou

Une tension palpable à l’intérieur comme à l’extérieur de la Chambre des Députés


Plusieurs incidents ont eu lieu pendant la manifestation donnant lieu à des arrestations. Après 22h00, heure de dispersion de petits groupes, essentiellement des jeunes, ont fait face aux CRS en les provoquant, criant "CRS collabo!" ou "CRS SS!", et leur jetant des projectiles (canettes, bouteilles...). Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a condamné "les nouveaux débordements et les actes de violences", dénonçant "des groupes organisés (qui) ont harcelé les forces de l'ordre".

Hervé Mariton (UMP) a lui affirmé que des "interpellations" avaient été menées "avec brutalité" et son collègue Philippe Meunier a brandi une ballerine, rapportée de l'extérieur, pour expliquer qu'il ne s'agissait en aucun de "'nervis d'extrême droite" qui manifestaient à l'extérieur. Avant le départ de la manifestation, la chef de file des anti-mariage pour tous, Frigide Barjot, a demandé au gouvernement de "mettre hors d'état de nuire les fauteurs de troubles" responsables des échauffourées.


L'hémicycle échappe de peu à une bagarre


Les députés de leur côté ont bien failli en venir aux mains, une scène digne du "Parlement russe" selon les mots du président de la commission des Lois Jean-Jacques Urvoas (PS). "Ca fait trente ans que je siège dans cet hémicycle je n'ai jamais vu cela", a réagi M. Vidalies, tandis que le président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS) a condamné cette "descente avec menace physique". "Des coups de poings sont partis", a affirmé Bernard Roman (PS). Une huissière a reçu un coup, selon des sources parlementaires.

Un climat de tension qui ne semble pas s’atténuer et les politiques continuent à se renvoyer la balle. François Hollande, en visite à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle jeudi a déclaré "Il y a des actes homophobes, des actes violents" et en tant que chef de l'Etat "je ne peux (les) accepter", condamnant aussi le fait que des parlementaires ou ministres en déplacement soient empêchés "de faire (leur) travail".

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