L'agresseur d'un militaire à la Défense activement recherché

Agression d'un militaire à la Défense / © DR
Agression d'un militaire à la Défense / © DR

Acte terroriste ou geste d'un déséquilibré? Les enquêteurs explorent toutes les pistes pour identifier et retrouver l'agresseur du militaire en patrouille. Le soldat a été blessé au cou à l'arme blanche samedi 25 mai à La Défense. En état de choc, il a été admis à l'hôpital Percy de Clamart.

Par EH avec AFP

Le point sur l'enquête
Les policiers de la brigade criminelle exploitent en particulier témoignages et images de vidéosurveillance. Selon une source proche du dossier, toutes les bandes vidéos ont été récupérées. Elles sont nombreuses dans la zone où s'est produite l'agression, entre celles de la SNCF, de la RATP et d'Unibail (le gestionnaire du centre commercial des Quatre temps).
Les enquêteurs cherchent à comprendre les motivations de l'agresseur alors que cette agression est survenue trois jours après le meurtre à Londres d'un soldat britannique par deux islamistes radicaux.
Les enquêteurs ont aussi procédé à plusieurs auditions, mais les témoignages semblent assez contradictoires, y compris sur la tenue vestimentaire de l'agresseur. Décrit comme un homme grand, d'environ 1 mètre 90, portant une barbe, un pull et un pantalon noir, il a agi par surprise, n'a rien dit, ni crié et s'est enfui en se fondant dans la foule.
L'enquête, dans un premier temps du ressort du parquet de Nanterre, a été reprise par la section antiterroriste du parquet de Paris.

Le militaire blessé, Cédric Cordier, 23 ans, issu du 4e régiment de chasseurs de Gap, était en tenue, participant à une patrouille Vigipirate classique de trois hommes lorsqu'il a été agressé alors qu'ils patrouillaient dans la salle d'échange de la défense, vers 17H50. Il était derrière ses deux collègues, ce qui expliquerait que son agresseur n'ait pas été interpellé sur le fait.
Il a été admis à l'hôpital militaire Percy à Clamart (Hauts-de-Seine). Ses jours ne sont pas en danger.
Il est "traumatisé", a déclaré sur RTL sa compagne, Aurélie, 22 ans. Depuis l'agression, "il n'est pas tranquille. A 4 heures du matin, il y a un infirmier qui est rentré dans sa chambre, il s'est tout de suite redressé, car il croyait que c'était l'agresseur qui revenait pour finir le travail". "A deux centimètres près, c'était la carotide qui était atteinte, il pouvait mourir. Selon les médecins qui ont examiné Cédric Cordier, la blessure provenait vraisemblablement d'un cutter.


Les patrouilles Vigipirate ont repris normalement dimanche matin. Jeudi, au lendemain du meurtre du militaire à Londres, des consignes de vigilance accrue avaient été données aux quelque 450 militaires du dispositif Vigipirate sur la région parisienne. Dans le cadre de Vigipirate, 1200 soldats sont déployés sur l'ensemble du territoire français.

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MILITAIRE AGRESSÉ A LA DEFENSE




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