Moocs : bientôt des cours de fac gratuits en ligne et une plateforme nationale

La ministre de l'Enseignement supé­rieur annon­ce ce mercredi le lan­ce­ment de la pre­mière plate-forme natio­nale de MOOCs fran­çaise, dans le cadre du plan France uni­ver­sité numérique.
La ministre de l'Enseignement supé­rieur annon­ce ce mercredi le lan­ce­ment de la pre­mière plate-forme natio­nale de MOOCs fran­çaise, dans le cadre du plan France uni­ver­sité numérique.

Une plateforme nationale de "Moocs" pour permettre à tous de suivre des cours d'université en ligne, va être lancée ce mercredi 2 octobre 2013. 

Par Emmanuèle Bailly

Les Moocs de quoi s'agit-il ? Le terme est américain, ce sont des cours en ligne ouverts à tous sur Internet. Ces cours sont largement développés aux Etats-Unis. Les universités françaises ont donc décidé de s'y mettre. 

Cette plate-forme devrait proposer au démarrage une vingtaine de MOOCs, conçus entre autres par Polytechnique, l'Institut Mines-Télécoms, Bordeaux-III ou Paris-X Nanterre, dans des disciplines comme la biologie, la santé, ou encore la philo.

Les inscriptions seront ouvertes à partir du 28 octobre sur le site www.france-universite-numerique-mooc.fr

En France, l'école Centrale de Lille est pionnière dans le domaine des Moocs avec son cours en ligne de gestion de projet. L'an dernier il y avait 3000 étudiants inscrits pour suivre ce cours, cette année il y a en le triple.

Selon un sondage OpinionWay commandé par le ministère, les Moocs, très en vogue aux Etats-Unis et émergents en France, sont encore mal connus dans l'Hexagone. Seuls 5% des étudiants et 18% des enseignants français disent savoir exactement ce qu'est un Mooc, tandis que 20% des étudiants et 23% des enseignants en ont entendu parler sans savoir précisément ce que c'était. Parmi les étudiants qui connaissent les Moocs, 19% en ont déjà suivi un, entièrement ou pas (19% des profs également).

Parmi les avantages des Moocs, ils citent la possibilité de suivre les cours au lieu et au moment de son choix, notamment pour ceux qui travaillent, des révisions facilitées ou l'accès pour les étudiants handicapés.

Côté moyens, parmi les 5.000 créations de postes promises sur le quinquennat au supérieur, 500 iront au numérique. Dans le cadre des investissements d'avenir, 12 millions d'euros sont consacrés au développement de formations numériques innovantes.



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