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Ils quittent le Conseil de Paris. Episode 1: Françoise de Panafieu

© AFP
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Lundi 10 février, Bertrand Delanoë présidera son dernier Conseil de Paris. Mais, il n'est pas le seul à quitter l'Hôtel de Ville en mars prochain. D'autres figures de la politique parisienne s'en vont également. Episode 1: Françoise de Panafieu.

Par Daic Audouit

Françoise de Panafieu, c'est 35 ans de mandat dans la capitale. A tous les postes. Simple conseillère de Paris, adjointe au maire en charge de la culture puis des Parcs et Jardins, maire d'arrondissement. Dans l'opposition comme dans la majorité. Elle fut même la candidate de l'UMP à la mairie en 2008.

Comment vivra-t-elle son dernier conseil de Paris ?

"Bien sûr quand on a été élu 35 ans et qu'on tourne une page, c'est un moment de nostalgie. Ce n'est peut-être pas le bon mot. Mais on est conscient que quelque chose d'autre va se passer pour vous. Moi, j'ai choisi le moment de mon départ, ça change considérablement les choses", confesse Françoise de Panafieu qui a abandonné son mandat de maire en 2008 et celui de député en 2012. Une transition en douceur.

Quel est son souvenir le plus marquant dans l'hémicycle ?

"C'était ma première séance. Moi je suis entré au Conseil de Paris en 1979. En cours de mandature. Je n'étais pas forcément au fait des usages. Je suis arrivée en retard à 10 heures alors que la séance débute à 9 heures. Je n'étais donc pas présente quand Jacques Chirac a annoncé mon arrivée comme nouvelle élue. Je m'assoie un peu penaude. Mon voisin, Maurice Couve de Murville me glisse alors "ce n'est pas très convenable". Bref l'accueil était mitigé. J'ai compris alors qu'il allait falloir que je mette du mien", explique celle qui est alors la benjamine de l'Assemblée et une des rares femmes à siéger.

Françoise de Panafieu refusa en 1979 de devenir adjointe expliquant qu'elle voulait d'abord se former, notamment au près de Camille Cabanna, le secrétaire général de la Ville.

Quelle est sa principale satisfaction ?

"C'est quand je me promène dans la ville. Je vois certains monuments ou certaines statues dont je suis à l'origine comme adjointe à la culture. Personne ne le sait, sauf moi. Mais ils me font un petit clin d'oeil, c'est une petite signature. Et puis cela me rappelle les discussions passionnées avec les artistes. C'est pareil quand je vois des enfants et des familles sur les pelouses. C'est moi qui est autorisé leur accès quand j'étais adjointe aux parcs et jardins. On pense à tout cela", explique-t-elle.


Françoise de Panafieu ne souhaite pas s'exprimer sur la campagne municipale de NKM. "Ma fierté, c'est d'avoir mis en place une nouvelle génération derrière moi. Brigitte Kuster, Pierre-Yves Bournazel ou Delphine Bürkli. Des jeunes qui se tiennent bien", commente-t-elle. Ce sera tout sur la situation actuelle.

L'ancienne candidate à la mairie de Paris ne quitte pas totalement la vie politique. Elle fait partie de la commission chargée d'organiser la primaire UMP pour la présidentielle de 2017. Une autorité morale. "Moi, je crois beaucoup à des primaires dans un parti politique moderne. La figure du militant moine-soldat est terminée. Les militants veulent être parti prenante. A parti du moment où j'y suis favorable, je ne vois pas pourquoi j'aurais refusé de faire partie de cette démarche", conclut Françoise de Panafieu.

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