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Quel avenir pour Jean-François Copé ?

Jean-François Copé, lors d'une conférence de presse donnée le 25 mai 2014 au QG de l'UMP. / © AFP PHOTO / FRED DUFOUR
Jean-François Copé, lors d'une conférence de presse donnée le 25 mai 2014 au QG de l'UMP. / © AFP PHOTO / FRED DUFOUR

Mercredi 11 juin, Jean-François Copé tiendra un meeting à Aulnay-sous-Bois. Son dernier comme président de l'UMP. Cet au revoir est-il un adieu ? Comment le maire de Meaux peut-il rebondir ?

Par Daic Audouit

Un au revoir mais pas un adieu.

Tel devrait être en substance le message adressé par Jean-François Copé ce soir à Aulnay-sous-Bois pour son dernier meeting comme président de l'UMP.
"C'était important pour Jean-François Copé de s'adresser aux militants. De les remercier pour leur soutien. Il veut garder un lien", explique Hamida Rezeg, conseillère régionale d'Ile-de-France et élue de Meaux.
"C'est un au revoir. Ce soir, il ne faut pas que ce soit un acte guerrier contre la nouvelle structure de l'UMP et cela ne le sera pas. Il ne doit pas envoyer des piques aux uns et aux autres et il ne le fera pas. Il s'agit de remercier", complète Bruno Beschizza, nouveau maire d'Aulnay-sous-Bois.

Lors du bureau politique de l'UMP de ce matin, Jean-François Copé a laissé entrevoir le ton de son discours de ce soir. Pas de réglement de compte mais pas de mea culpa non plus. "On l'a trouvé serein. Il n'est pas dans une dynamique de revanche. Il est constructif mais aussi combatif", résume Hamida Rezeg. Selon nos confrères du Lab d'Europe 1, il a préparé ce discours pendant tout le week-end. Il devrait durer 35 minutes, un peu plus s'il y a des applaudissements.......

Le choix de cette ville de Seine-Saint-Denis est très symbolique. "Jean-François Copé m'a appelé mercredi dernier pour me proposer d'organiser cette réunion. Je n'ai pas hésité une seconde", raconte Bruno Beschizza qui détaille la conversation "Tout le monde dit que l'UMP est mauvaise, mais l'UMP a été capable de trouver un mec comme toi pour reprendre une ville comme Aulnay", déclare Jean-François Copé.

Aulnay, un des symboles de la vague bleue en IDF aux municipales. Une victoire "historique", que compte bien revendiquer Jean-François Copé une nouvelle fois ce soir. Aulnay, où en avril 2012, François Hollande en campagne présidentielle avait lancé la conquête des quartiers populaires par la gauche.

Aulnay, une ville populaire, touchée par la crise avec la fermeture de l'usine Peugeot, avec également "une forte population de confession musulmane" selon Bruno Beschizza. Bref, une ville  qui rassemblerait l'ensemble des problématiques de la société française. Une ville qui pourrait être le "laboratoire" des solutions de l'UMP pour l'ensemble de la société, selon le nouveau maire.  

Laboratoire, c'est aussi l'idée que se fait Jean-François Copé de Meaux, la ville dont il est le maire depuis 1995. On se souvient que lors de la campagne des régionales de 2004 en Ile-de-France, il avait organisé un "bus tour" pour montrer les réhablitations urbaines réalisées. Au-delà de l'ancrage local, Meaux a toujours été une arme dans ses combats nationaux. Notamment contre François Fillon lors de la bataille pour la présidence de l'UMP en 2012. "Meaux, loin des beaux quartiers de la capitale, n'est pas vraiment ce qu'on appelle un fief traditionnel de la droite", déclarait-il  à Chateaurenard en août 2012.

(En video, la parcours de Jean-François Copé en Ile-de-France et comment il l'utilise dans ses éléments de langage)


Parcours francilien de Jean-François Copé


Jean-François Copé va donc entamer une traversée du désert dont l'oasis sera Meaux. "Pour l'instant, il est descendu de cheval mais il n'a pas chuté", nuance Bruno Beschizza. "Il va se ressourcer à Meaux", poursuit le maire d'Aulnay. "Il est déjà très impliqué dans la vie municipale. Ca ne changera pas beaucoup. Il va continuer et on sera tous là pour le soutenir", promet Hamida Rezeg. Ce fut déjà le cas en 1997, quand battu aux législatives, il craignit de disparaître des écrans radar du RPR de l'époque. Il raconta ses doutes dans un livre paru en 1999 : "ce que je n'ai pas appris à l'ENA". Son élection dès le premier tour aux municipales de 2001 le remit en selle. Il retrouva son assiette.

Aujourd'hui c'est différent. Il est toujours député. Cela lui permettra de garder un oeil sur la vie du parti. Et toujours selon le Lab, il réunira ses proches à l'Assemblée tous les mardis. Son avenir dépendra bien sûr de l'issue du congrès de l'automne et du retour de Nicolas Sarkozy ainsi que des développements judiciaires de l'affaire Bygmalion. Mais pour Bruno Beschizza, Jean-François Copé "est toujours dans la liste des présidentiables ou ministrables". "Copé, le monsieur 1% dans les sondages,, il a fait 64% dès le premier tour dans sa ville en mars dernier", rappelle-t-il, comme un exemple de la ligne politique que devra adopter l'UMP, celle d'une droite décomplexée dont Jean-François Copé pourra reprendre l'heritage s'il est en situation politique de la faire.

Bref, l' "au revoir" du meeting de ce soir résonnera comme un " à la prochaine" aux oreilles de ses partisans.

Bonus: en video le meeting de Jean-François Copé à Aulnay

 

Jean-François Copé va faire une pause




 

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