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Ile-de-France: des logements alternatifs à l'hôtel pour 600 familles

Solibail. Cette aide à la location, pilotée par l’Etat, a été créée pour sécuriser les bailleurs.
Solibail. Cette aide à la location, pilotée par l’Etat, a été créée pour sécuriser les bailleurs.

La ministre du Logement Sylvia Pinel a annoncé mardi le lancement début 2015 de deux appels à projets visant à loger en région parisienne 500 familles supplémentaires via le dispositif de location solidaire Solibail et 100 familles en appartement partagé.

Par EB avec AFP

La ministre va présenter dans les prochaines semaines "un plan d'action de résorption des nuitées hôtelières en Ile-de-France", pour limiter le recours à l'hébergement en hôtel.

Cet hébergement en hôtel "coûte cher au budget de l'État et ne permet pas de répondre de manière pérenne à la situation de ces familles", a-t-elle affirmé lors d'une visite à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) chez une bénéficiaire du dispositif Solibail.

"Il faut avoir d'autres dispositifs alternatifs" et notamment Solibail, un dispositif d'intermédiation locative par lequel une association loue des logements auprès de particuliers, pour les sous-louer à des familles sans domicile qu'elle accompagne. "Il est important de pouvoir stabiliser ces personnes (...) dans le cadre d'une vie normale (...) et l'objectif est de faire en sorte que davantage de propriétaires acceptent cette intermédiation locative", a insisté Mme Pinel.

Lancé en 2009, Solibail concerne 3.300 logements en France et 10.500 personnes. État des lieux, contrat, remise en état après le bail... "L'association s'occupe de tout, c'est un gain de temps énorme", estime Steeve Lami, le propriétaire d'un appartement occupé par Assa, une Malienne de 33 ans et ses quatre filles.

Démarché par l'association PACT alors qu'il avait mis en ligne une annonce, il a été très vite séduit par le dispositif: "L'argument qui fait mouche, c'est la garantie des loyers. Je suis sûr d'être payé en temps et en heure, et en même temps je fais du social". En contrepartie, le propriétaire a consenti "une concession" d'environ 150 euros sur le loyer payé par l'occupant, la Caf et l'État.

Après 8 mois de "galère" dans une chambre d'hôtel du Val-d'Oise, Assa peut enfin souffler dans ce F3. Un répit de 18 mois avant un éventuel relogement dans le parc social. "Mes enfants se réveillaient à 5H00 pour aller à l'école à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), ils dormaient en classe. Aujourd'hui, ils se réveillent à 7H00. Ils sont comme les autres enfants: ils dorment dans un lit, peuvent faire leurs devoirs", a témoigné émue la locataire.
Alors que la France compterait 140.000 sans-abri, les associations réclament depuis longtemps des solutions d'hébergement pérennes, au-delà des interventions d'urgence.

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