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Une dizaine de vols de drones signalés à Paris dans la nuit de mardi à mercredi

Depuis le 5 octobre, "60 survols de drones" ont été constatés au dessus de centrales nucléaires ou de la ville de Paris, a indiqué Bernard Cazeneuve mardi, assurant que le gouvernement avait pris des mesures face à cette menace.
La police a reçu "une dizaine de signalements" concernant des vols de drones au-dessus de Paris dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-on appris de source policière. Les autorités doivent "déterminer si tous les signalements correspondent à de réels vols de drones", a ajouté cette source, sans préciser où ils avaient été constatés. Aucune personne n'a été interpellée.

Plusieurs de ces engins pilotés à distance ont été repérés à plusieurs reprises en endroits divers endroits de la capitale la semaine passée en dépit de l'interdiction de survoler Paris. Ils avaient notamment été repérés le long de la Seine, au-dessus de la place de la Concorde, à proximité des Invalides ou encore de plusieurs portes du périphérique parisien. Les premiers signalements ont cette fois débuté plus tôt, vers 22H00, selon la source policière.

Particuliers souhaitant tester leur nouveau jouet, amateurs de photos s'amusant à narguer les autorités ou repérages à des fins criminelles: les motivations et le profil de ces pilotes nocturnes demeurent inconnus. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "vol par aéronef en zone interdite", confiée à la section de recherches de la gendarmerie des transports aériens (GTA).

Depuis le 5 octobre, "60 survols de drones" ont été constatés au dessus de centrales nucléaires ou de la ville de Paris, a indiqué Bernard Cazeneuve mardi, assurant que le gouvernement avait pris des mesures face à cette menace.

Pour lutter contre ces survols de zones interdites, Bernard Cazeneuve a assuré que le gouvernement avait pris "des mesures préventives destinées à informer les utilisateurs de ces engins, au moment de leur acquisition, du risque de peine encourue en cas d'infraction à la réglementation".

Mardi 3 mars la  justice a ordonné la confiscation du drone piloté par un journaliste de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera, utilisé le 25 février à Paris, ce qui est interdit sans autorisation spéciale et le journaliste a été condamné à une amende de 1.000 euros.
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