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Le gouvernement revient à l'offensive dans le dossier UberPOP

Le gouvernement reprend l'initiative pour répondre au comportement d'Uber, la société de transports de personnes qui enfreint délibérément la législation pour tenter d'imposer ses pratiques. A Paris, la préfecture de police vient de renforcer ses contrôles.
Le gouvernement va donner dans les jours qui viennent des instructions précises aux préfets, pour que soient identifiées et sanctionnées toutes les infractions dans le transport public particulier de personnes (taxis, VTC, véhicules motorisés à deux ou trois roues). Le ministère de l'Intérieur et le secrétariat d'état aux transports l'ont annoncé ce mercredi 17 juin.

Le gouvernement répond ainsi, bien sûr, aux chauffeurs de taxis qui protestent et manifestent depuis des mois pour dénoncer le comportement de la société Uber, qui a choisi, en France comme partout où elle s'implante, d'enfreindre la loi pour obliger les pouvoirs publics à accepter ses règles à elle.
Néanmoins justement, le gouvernement ne répond pas qu'aux chauffeurs de taxis, mais bien au delà, à l'ensemble de la société. Car il sait bien que céder aux agissements d'Uber reviendrait à anéantir toutes les règles, toutes les lois qui font qu'une démocratie fonctionne. 
Si Uber peut enfreindre la loi, si un état laisse faire une entreprise qui ne respecte pas les règles, alors, pourquoi est-ce que tout le monde ne ferait pas de même.

"S'agissant en particulier du développement des activités comme celles offertes par le service UberPOP, les contrôles devront mettre l'accent sur les actions contre le travail illégal", ajoute le gouvernement. Le message est clair et il sera précisé dans les jours qui viennent : il s'agit de systématiser la répression chaque fois qu'une infraction est commise.

En Ile-de-France, la préfecture de police de Paris a, dès lundi 15 juin, annoncé la mobilisation renforcée de ses services (notamment le service spécialisé de la police des taxis, baptisé "Boers").

Le préfet de police a précisé que des opérations de contrôle, déja nombreuses ces dernières semaines, sont à nouveau programmées les jours prochains. Ces opérations pourront associer les autres services intéressés tels que les URSSAF, la DRFIP, l’inspection du travail et la DRIEA.
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