3 jours de dépistages massifs à Bagneux suite à la découverte d’un cas du variant britannique de la Covid-19

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Les habitants de Bagneux, adultes et enfants, sont invités à se faire tester gratuitement aujourd’hui samedi 9 janvier ainsi que lundi et mardi prochains. Une personne infectée par le nouveau variant du virus a été détectée dans cette ville des Hauts-de-Seine.

Ce samedi, 700 personnes sont venues se faire dépister selon un décompte établi ce soir. Elles ont répondu à l'appel de la mairie et de l'ARS, l'Agence régionale de santé qui ont lancé un dépistage massif. Les habitants, adultes et enfants sont invités à se rendre à l'espace Léo Ferré, 12 rue Charles Michels. La première adjointe Yasmine Boudjenah indique à France 3 Paris IDF que "tous les enfants sont incités à se faire dépister lors des trois jours". Selon la mairie, 2000 personnes pourraient se faire tester en 3 jours.

Laurianne Rossi, député LREM de la 11e circonscription des Hauts-de-Seine, "appelle" samedi 9 janvier sur Franceinfo "à se faire tester massivement" pour "se rassurer et pour briser toutes les chaînes de contamination." Elle s'est voulue rassurante précisant qu'il n'y a pas de cluster à Bagneux et que seul un cas de ce nouveau variant a été détecté pour l'instant.

Le dépistage, gratuit et sans rendez-vous a lieu aujourd'hui de 10 heures à 17 heures et se poursuivra lundi 11 et mardi 12 janvier.

Un variant plus contagieux mais pas plus virulent

Une animatrice scolaire a été testée positive au variant britannique du coronavirus. Elle travaille dans 2 écoles maternelles de la ville, les établissements Henri Barbusse et Maurice Thorez. Elle a été isolée à la suite d'un test positif mené avant les vacances de Noël. "Hier toute la communauté éducative, enseignants, éducateurs, personnels d'entretien des groupes scolaires concernés a été testée", affirme au micro de France 3 Paris IDF, Marie-Hélène Amiable, la maire PCF de Bagneux. "En fonction des résultats de la communauté éducative, une décision sera prise" concernant la fermeture ou non des établissements, a-t-elle poursuivi.

Vendredi 8 janvier, l'origine de la contamination de cette personne n'était pas encore été établie. 

Selon le professeur Jean-Michel Pawlotsky, responsable du pôle de biologie médicale de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (AP-HP), et chargé de la surveillance de ce nouveau variant dans le Val-de-Marne, "la maladie qui est induite par ce virus n’est ni plus grave, ni moins grave que celle induite par le variant habituellement trouvé chez nous".