80% des enseignants en grève jeudi en Seine-Saint-Denis, 75% à Paris selon le Snuipp-FSU

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Écrit par PDB
Lundi soir, Jean Castex a annoncé un assouplissement du protocole sanitaire à l'école, avec trois simples autotests demandés pour les cas contacts (illustration).
Lundi soir, Jean Castex a annoncé un assouplissement du protocole sanitaire à l'école, avec trois simples autotests demandés pour les cas contacts (illustration). © THOMAS PADILLA / MAXPPP

Dans le cadre de la grève du jeudi 13 janvier dans les établissements scolaires, le syndicat annonce une forte mobilisation en Île-de-France.

Les syndicats avaient pointé du doigt des "protocoles irréalisables",  une "pagaille indescriptible" et un "sentiment fort d'abandon et de colère parmi les personnels", en annonçant la grève.

Jeudi, 75% des enseignants du premier degré seront grévistes au niveau national, d’après le Snuipp-FSU. "Cette mobilisation historique par son ampleur sur ces vingt dernières années n’est pas 'une grève contre le virus' mais illustre le ras-le-bol grandissant dans les écoles", explique le premier syndicat du primaire.

Le Snuipp-FSU évoque "un ras-le-bol occasionné par des conditions de travail qui se dégradent encore davantage avec la pagaille monstre créée par les différents protocoles sanitaires mais aussi par le mépris et les mensonges permanents du ministre de  l’Education". "Non seulement le protocole actuel ne protège pas les élèves, les personnels et leurs familles mais de plus il désorganise complètement l’école, poursuit le syndicat. Ainsi, contrairement aux affirmations gouvernementales répétées, ce n’est pas l’école qui est ouverte mais une forme de “garderie”."

"Dans les conditions actuelles, les élèves ne peuvent pas apprendre correctement, leur nombre étant très fluctuant et l’enseignement hybride entre présentiel et distanciel impossible à mettre en œuvre, souligne également le Snuipp-FSU. A cela s’ajoute le non remplacement des enseignants et enseignantes malades qui devient intenable."

A Paris, le syndicat annonce au moins 75% des professeurs en grève. "Près de 230 écoles (sur 653) s'annoncent déjà fermées, affirme le Snuipp-FSU Paris sur Twitter. Au-delà du protocole fantôme et de l'absence de protection, c'est la méthode Blanquer et son mépris qui sont la cause de cette mobilisation massive."

La fermeture de plus d'une école sur deux en Seine-Saint-Denis

De son côté, le Snuipp-FSU 93 annonce 80% d’enseignants du premier degré en grève en Seine-Saint-Denis, et la fermeture de plus d'une école sur deux. Sur Twitter, le syndicat a critiqué "l’incapacité de ce gouvernement à protéger les enseignants".

"Dans l’immédiat, le gouvernement doit écouter les personnels qui vivent la crise au quotidien et répondre à leur immense mobilisation en mettant enfin en place les conditions d’une école sécurisée sous Omicron, annonce par ailleurs le Snuipp-FSU dans son communiqué. Il s’agit de rendre protecteur le protocole sanitaire (fermeture de classe si cas positif, isolement des cas contacts, politique de tests préventifs…) comme d’équiper les personnels et les locaux (masques chirurgicaux et FFP2, auto-tests, capteurs de CO2…) et de recruter les personnels titulaires nécessaires par le recours aux listes complémentaires et l’adoption d’un collectif budgétaire."

Lundi soir, Jean Castex a mis en avant un assouplissement du protocole sanitaire à l'école, avec trois simples autotests demandés pour les cas contacts, sans obligation de test antigénique ou PCR. Une annonce qui n’a pas convaincu les syndicats. "Après le 13 janvier, si besoin", le Snuipp-FSU prévient qu’il "proposera de nouvelles mobilisations unitaires face au mépris gouvernemental, pour la sécurité sanitaire de l’école et le nécessaire recrutement de personnels".

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