Archives. De Fillon à Comte-Sponville... Le baccalauréat dans le rétroviseur

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Alors que le coup d'envoi du baccalauréat 2017 a été donné jeudi matin, avec les épreuves de philosophie, nous avons ouvert le placard aux archives de la télé pour voir comment on en parlait hier. De François Fillon à André Comte-Sponville, en passant par des bacheliers des années 60...

Par France 3 Paris IDF/ET

Le niveau était meilleur avant... A chaque génération de bacheliers, la même rengaine ? En 1988, c'est dans la bouche du philosophe André Comte-Sponville que sortent ces mots terribles pour des lycéens qui auront passé quatre heures enfermés devant leur copie de philo.
Interrogé dans un reportage d'Antenne 2, il y a bientôt trente ans, le professeur de philosophie déplore : "La vraie question commence quand ce sont des copies où l'on voit 20 fautes par page et pire (...) où la pensée devient inintelligible." André Comte-Sponville rappelle au passage les trois recettes d'une épreuve de philo réussie : "La première, c'est la clarté, la deuxième, c'est la clarté, la troisième, c'est la clarté.

"Le vrai est-il toujours démontrable ?"

En 2004, le ministre de l'Education nationale de l'époque François Fillon s'essayait devant la presse à quelques mots de déclinaison de l'un des sujets de philosophie de la section ES : "Le vrai est-il toujours démontrable ?" Selon celui qui sera candidat à la présidentielle quelques années plus tard, "le vrai par sa force, devrait s'imposer de lui-même, rendant toute démonstration superflue. Or, il suffit d'ouvrir les yeux, pour s'apervecoir qu'au quotidien, ça ne va pas de soi".

Le bac, pour quoi faire ?

Mais avoir le bac, pour quoi faire au juste ? En 1964, les journalistes de l'ORTF ont posé la question aux bacheliers (à Bourg-en-Bresse, dans l'Ain), alors que la majorité des dix jeunes interviewés ne savaient pas quoi faire après le "bacho" : l'éducation physique, les langues, les sciences politiques...

 

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