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Bruno Le Roux condamne toutes les violences et répond à François Fillon

© Lionel Bonaventure/AFP Photos
© Lionel Bonaventure/AFP Photos

Le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a répondu à François Fillon, qui s'étonnait de "son silence". Il a condamné "toutes les violences" et appelé au "calme", après les violences urbaines de ces derniers jours en banlieue parisienne.

Par Christian Meyze

« Je condamne de la façon la plus forte toutes les violences qui ont eu lieu durant le week-end. Celles qui ont eu lieu à Argenteuil, celles qui ont eu lieu en marge d'une manifestation à Bobigny » , a martelé le ministre de l'intérieur.

« J'appelle au calme, j'appelle à la responsabilité, à la sérénité, à la confiance dans la justice » a ajouté Bruno Le Roux, prévenant qu'il serait "intraitable" avec les casseurs. « En démocratie, exprimer une colère, une attente, donner une opinion est tout à fait légitime. Mais casser, brûler le bien d'autrui, le détruire, c'est le comportement de casseurs qui n'ont rien à voir avec les actes qu'ils prétendent dénoncer » 
Il a aussi assuré qu'il serait « inflexible avec les interventions de la police qui se font en dehors du cadre du droit, du cadre déontologique ».

La justice fera son travail

Bien sûr,le ministre de l'intérieur a évoqué l'affaire qui a provoqué ces enchaînements d'incidents. Théo, le jeune homme noir, dont l'interpellation s'est déroulée dans une grande violence le 2 février et qui accuse les policiers de l'avoir violé, est toujours hospitalisé.« La justice passera, que la justice a tous les éléments et qu'elle fera son travail sans aucune pression »  a dit Bruno Le Roux.
« Mais d'un autre côté, il faut être intraitable avec tous ces casseurs qui aujourd'hui lancent un appel à la haine, sur les réseaux sociaux, veulent se faire des policiers ».

S'étonnant du "silence" du ministre de l'Intérieur durant le week-end, le candidat de la droite à la présidentielle François Fillon avait mis en cause dimanche "la responsabilité du gouvernement" et estimé que la manifestation de Bobigny n'aurait pas dû être autorisée.
« Non, c'était une manifestation dont les organisateurs voulaient qu'elle soit pacifique et qui a été pourrie par des groupes de casseurs », a répliqué Bruno Le Roux.

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