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Municipales 2020 – La difficile rentrée politique d'Anne Hidalgo à Paris

Anne Hidalgo, maire de Paris, en septembre 2018 lors de la compétition "La Parisienne". / © Philippe LOPEZ / AFP
Anne Hidalgo, maire de Paris, en septembre 2018 lors de la compétition "La Parisienne". / © Philippe LOPEZ / AFP

La maire de Paris avait misé sur la sortie de son livre "Respirer" cette semaine pour faire sa rentrée politique. Mais la démission de son premier adjoint, Bruno Julliard, a torpillé son plan de communication. Mais elle possède encore de nombreuses cartes en main en vue des municipales 2020.

Par Florent Carrière

La sortie de son livre Respirer cette semaine, devait acter le début de la reconquête de l’électorat parisien par Anne Hidalgo et marquer ainsi une nouvelle séquence dans le mandat après les polémiques à répétition sur sa gestion des dossiers.

Mais c’était sans compter sur la démission de Bruno Julliard, son ex premier adjoint, intervenue une semaine plus tôt. Une démission qui, dans les colonnes du journal Le Monde (abonnés), sonne comme un règlement de compte tant les mots choisis sont durs à l’égard de la maire.
Résultat, "le plan com est raté" pour Noé Da Silva, journaliste à France Bleu Paris. "Au journal de France 2 [dans lequel elle était invitée, ndlr], on ne lui a parlé que de Bruno Julliard et des problèmes de Paris".

"Le livre est perçu comme une réponse aux attaques de Bruno Julliard alors même qu’il a été écrit avant et que son propos est beaucoup plus large", argue de son côté Daïc Audouit, journaliste politique à France Info. Une rentrée difficile donc pour la maire de Paris alors même "que cet été, les polémiques s’étaient calmées", note Sophie de Ravinel, grand reporter politique au Figaro.
 

"L’histoire nous donnera raison"

Si Anne Hidalgo revient dans son livre sur les polémiques liées à la gestion des dossiers Velib', Autolib', ou encore la piétonisation des voies sur berges, elle tente surtout de placer le débat au-dessus de ces "simples" polémiques municipales et d’en faire un débat de société.

Pour Sophie de Ravinel, c’est "très malin". Car la seule chance de s’en sortir pour Anne Hidalgo, fragilisée, "c’est d’apparaitre comme l’unique incarnation de la défense de l’écologie, de la défense de la planète".

Selon Daïc Audouit, Anne Hidalgo "est très macronienne en ce sens qu’elle se fiche d’être impopulaire, qu’elle mène la politique qu’elle doit mener et elle verra à la fin. Sauf qu’Emmanuel Macron a encore 3 ans et demi, Anne Hidalgo, un an et demi". Et d'ajouter avec malice : "Churchill, l’histoire lui a donné raison. Il a été quand même viré par les électeurs à la fin de la Seconde Guerre mondiale".
 

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