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La France en vrai

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J’ai peur, histoire(s) de phobie(s)

Les phobies constituent une souffrance psychologique intense et le plus souvent incontrôlable pour les individus atteints : qu'en disent ces personnes ?

Par Magalie Cheveraux

Cherchez bien. N'avez-vous jamais frissonné en prenant l'avion ? En montant dans un ascenseur ? En tombant sur une araignée ? N'y a t-il jamais eu un projet sacrifié par une peur difficile à assumer aux yeux de vos proches ?
Moi, j'ai toujours eu peur.
Comme tout le monde.
Enfant, à regarder sous le lit avant d'aller me coucher. Plus tard, à angoisser devant des situations nouvelles, des gens inconnus. A avoir l'estomac noué dès qu'il s'agissait de faire preuve de mes compétences.
Comme tout le monde.
Ces peurs-là, on les dompte. Sans évidence et dans un combat quotidien. Parce que la peur est fatigante et que s'en défaire s'appelle grandir.
Mais, certaines d'entre elles sont tenaces, voire s'installent au moment où l'on s’y attendait le moins. Ces peurs semblent indépassables, puisque, précisément, elles sont irrationnelles.
Elles plongent dans des accès de panique, incompréhensibles aux yeux des autres. Elles sont comme une faille dans notre rapport au monde.
Elles nous font honte.
Ces peurs-là s'appellent "phobie".

Marie est claustrophobe, François a peur des ponts, Sandrine craint les araignées, Jean-Paul déteste les rongeurs et Ninon ne souhaite pas prendre l'avion.. Ilss évoquent leurs peurs et expriment à quel point la phobie constitue une souffrance psychologique intense et le plus souvent incontrôlable pour les individus atteints. L'entourage n'a d'autre choix que de composer avec ce mal-être profond. Des thérapies existent et permettent de faire face. Elles offrent le plus souvent des solutions palliatives à celles et ceux qui affrontent cette crainte d'un risque qu'ils redoutent au plus profonde de leur individualité.

Un flim de Johanne Rigoulot