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Déconfinement : “qu’est-ce qu’on fait des 500 personnes qui d’habitude sont debout dans le métro?” le casse-tête des transports en commun franciliens

Des stickers pour indiquer la distanciation sociale sont collés sur les sièges dans les stations de métros à Paris. / © THOMAS COEX / AFP
Des stickers pour indiquer la distanciation sociale sont collés sur les sièges dans les stations de métros à Paris. / © THOMAS COEX / AFP

Les mesures de distanciation devront être appliquées  dans les transports en commun a annoncé le Premier ministre mardi. Mais comment la Ratp et la SNCF vont pouvoir mettre en place ces règles ? C’est la grande inconnue et cela inquiète les associations d’usagers.

Par B.L avec France 3 PIDF

Sur la ligne 13, la RATP a commencé à installer des autocollants sur les sièges des quais pour inciter les usagers à en utiliser seulement un sur deux selon les préconisations du Premier ministre mardi à l’Assemblée nationale. A partir du 11 mai, les mesures de distanciation devront être appliquées  dans les transports en commun a assuré Edouard Philippe.


Des mesures qui interrogent Arnaud Bertrand, président de l’association d’usagers des transports en commun Plus de trains, alors qu'actuellement les règles de distanciation ne sont pas toujours applicables avec la fréquentation de certains métros. 
« Un métro ou un RER aux heures de pointe, c’est pas des places assises c’est essentiellement des gens debout! Dans un métro, il y a à peu près 700 personnes, il n’y a que 150 qui peuvent être assises et la question, c’est qu’est-ce qu’on fait des 500 personnes qui d’habitude sont debout dans le métro? Est-ce qu’il faut qu’il n’y ai aucune personne debout? Est-ce qu’il faut qu’il y en ai 3-4? On ne sait pas comment va faire en fait.», déplore-t-il.
 

Pour l’association, il faudrait limiter le nombre de personnes qui rentrent dans chaque station. "On ne sait pas si c'est faisable techniquement mais on pourrait peut-être comme en Italie avoir des gens qui font la queue. Peut-être d’en faire rentrer une trentaine par station par métro pour que les gens puissent monter. Qu'ensuite dans le métro, on nous indique peut-être avec des petits signes au sol où est-ce qu’on peut s’asseoir pour que ce soit clair parce que les gens demandent juste à respecter les règles mais il faut les connaître.", suggère Arnaud Bertrand.

On sait qu’il y a des endroits d’Île-de-France dans lesquelles, il y a des gens qui peuvent beaucoup télétravailler, là il faut peut-être assurer un minimum de service.


Le trafic devrait augmenter à partir du 11 mai. La SNCF prévoit 60 % des Transiliens et la Ratp prévoit 70 % pour les métro et le RER. A l’heure actuelle, 500 000 personnes empruntent chaque jour les transports,  il y en avait 5millions avant. Avec ses nouveaux métro et RER, 1,5million de personnes pourraient être déplacées dans de bonnes conditions. Mais si l’afflux est plus important "Ça risque d’être la catastrophe ", s’inquiète Arnaud Bertrand.
Selon lui, il faudrait renforcer le trafic dans certains endroits et le diminuer dans d’autres. "On sait qu’il y a des endroits d’Île-de-France dans lesquelles il y a des gens qui peuvent beaucoup télétravailler, là il faut peut-être assurer un minimum de service. En revanche il y a des endroits comme la Seine-Saint-Denis dans lesquelles il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas te travailler et qui ont des métiers de première nécessité est-ce que la la SNCF peut bien assurer un service plein voir un service supérieur à ce qu’il y a d’habitude."

Distribution de masques

La région a commencé la distribution de masques dans les gares. 500 000 ont été distribués jeudi. Mais finalement peu de Franciliens ont pu en bénéficier, ce ne sont que 50 000 personnes qui ont reçu un sachet de 10 masques.  "C'est une goutte d’eau mais c’est un premier signe. Il faudra aussi qu’on dise quel type de masque il nous faut.", assure Arnaud Bertrand.

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