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Taxis volants : “La question de fond, c’est la déshumanisation du métier de taxi”

Le VoloCity, qui fonctionne grâce à l'électricité, peut atteindre les 110 km/h. / © France 3 PIDF
Le VoloCity, qui fonctionne grâce à l'électricité, peut atteindre les 110 km/h. / © France 3 PIDF

Parigo s’intéresse cette semaine à l’envol des taxis volants. Alors que les drones taxis sont bel et bien devenus réalité, les premiers tests en Île-de-France sont prévus d’ici quelques mois. Entretien avec Thomas Thévenoud, auteur de "Taxi(s) !".

Par PDB / France 3 PIDF / BL

Les taxis volants, pour le meilleur ou pour le pire ? Les drones taxis sont en tout cas devenus réalité : différents prototypes volent déjà, de par le monde. En région parisienne, les premiers tests sont prévus d’ici quelques mois, à Pontoise.

Et le marché aiguise déjà les appétits des opérateurs : la RATP s’est officiellement lancée dans la bataille, avec comme objectif de faire voler ses premiers passagers d’ici aux JO de 2024.
Eux aussi, ils volent, mais au-dessus de l’eau : les SeaBubbles passent à la phase industrielle. Ils reviennent à Paris, sur la Seine, cette fois-ci pour de bon.

"On aura de moins en moins une voiture personnelle dans les villes du futur"

Les taxis autonomes peuvent-ils vraiment révolutionner la mobilité urbaine ? Discussion avec Thomas Thévenoud, auteur de Taxi(s) ! aux éditions du Cherche-Midi. Ancien secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger sous la présidence de François Hollande, il a depuis quitté la vie politique depuis la révélation de ses problèmes fiscaux.

"Je pense que les formes de taxis et de mobilités dans la ville vont évoluer, explique Thomas Thévenoud. Il va falloir trouver des solutions aux embouteillages, donc on va utiliser l’air, l’eau… Donc tous ces nouveaux taxis vont apparaître. J’ai une conviction : on aura de moins en moins une voiture personnelle dans les villes du futur, et donc on aura besoin de solutions, et donc de taxis volants."

Risque de pollution sonore, de pollution visuelle… "Il faut réguler tout ça, prévient l’auteur de Taxi(s) !. Toutes les innovations demandent des réglementations, ça ne pourra pas être le Far West au-dessus de nos têtes, bien heureusement."

Si des drones taxis prennent le relais... On sera en dialogue avec une intelligence artificielle

Thomas Thévenoud, auteur de "Taxi(s) !"

D’après lui, "la question de fond, c’est la déshumanisation du métier de taxi" avec l’arrivée des véhicules autonomes : "Cette relation qu’on a avec le chauffeur de taxi, entre amour et haine, vient du fait que pendant une demi-heure, trois quarts d’heure, on est n’est pas en tête-à-tête, mais en tête-à-nuque… Et donc il se crée une relation humaine. Evidemment, si des drones taxis prennent le relais, ça ne sera pas pareil. On sera en dialogue avec une intelligence artificielle."

Pour ce qui est des services de taxis utilisant des voitures autonomes, en plein développement aux Etats-Unis, "ça va arriver assez vite (en France) mais sur certains axes faciles et prioritaires", analyse Thomas Thévenoud. Mais vous avez des quartiers de Paris qui vont être difficiles à aménager pour les véhicules autonomes. L’intelligence artificielle a aussi ses limites par rapport à l’intelligence humaine, qui face à une situation exceptionnelle peut prendre des décisions exceptionnelles. Quand vous êtes dans le Marais à Paris, c’est compliqué."