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Corbeil-Essonnes : Au lendemain de sa mise en examen, Bechter annonce sa candidature

Malgré sa mise en examen dans une enquête de possibles achats de votes, vendredi 17 janvier 2014, Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes et bras droit de Serge Dassault, est candidat pour les municipales de mars prochain. 
Le 28 novembre 2010, Serge Dassault et Jean-Pierre Bechter faisant campagne sur le marché de Corbeil-Essonnes
Le 28 novembre 2010, Serge Dassault et Jean-Pierre Bechter faisant campagne sur le marché de Corbeil-Essonnes © BERTRAND LANGLOIS / AFP
Le maire UMP de Corbeil-Essonnes Jean-Pierre Bechter, mis en examen depuis vendredi dans le cadre d'une enquête sur de possibles achats de votes, a annoncé samedi sa candidature aux élections municipales de mars prochain. "Je suis candidat aux prochaines municipales, pour me succéder à moi-même", a-t-il déclaré lors d'un point-presse à la mairie de la ville, se disant "serein" de mener une campagne électorale malgré sa mise en examen.

Jean-Pierre Bechter, bras droit de l'industriel Serge Dassault, a été mis en examen vendredi 17 janvier 2014 avec deux autres personnes par les juges enquêtant sur de possibles achats de voix lors des élections municipales de 2008, 2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes. Les juges soupçonnent M. Bechter, élu à la mairie en 2010 après deux scrutins invalidés d'avoir bénéficié d'achats de votes, ce qu'il "réfute totalement". "Je n'ai jamais acheté une voix de ma vie. Je n'ai jamais sorti un euro pour acheter des voix", a-t-il martelé. "On n'a rien trouvé contre moi, je ne suis coupable de rien." "J'ai répondu à plus de 400 questions, on ne m'a fait aucun reproche à titre personnel", a-t-il ajouté.

M. Bechter, qui dénonce une "opération politique menée par les socialistes", a été déféré vendredi après deux jours de garde à vue à Nanterre. Dans le cadre de son contrôle judiciaire, il a l'interdiction de rencontrer Serge Dassault tant que celui-ci n'aura pas été interrogé par des juges, a-t-il précisé.  Serge Dassault, maire de Corbeil entre 1995 et 2009,  a concédé avoir fait des dons à des habitants de Corbeil-Essonnes, mais affirme qu'ils n'étaient pas destinés à acheter des voix. Le Sénat a récemment refusé de lever son immunité parlementaire comme le demandaient les juges. Il ne peut donc être placé en garde à vue. Mais les juges peuvent mettre en examen, sans contrôle judiciaire, l'industriel, qui a assuré qu'il restait à leur disposition.
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