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Essonne : l'opposition réclame la démission de Serge Dassault

Le sénateur UMP Serge Dassault, lors du 70e anniversaire de la bataille de Stalingrad, le 2 février 2013 à Paris. / © MICHEL STOUPAK / CITIZENSIDE / AFP
Le sénateur UMP Serge Dassault, lors du 70e anniversaire de la bataille de Stalingrad, le 2 février 2013 à Paris. / © MICHEL STOUPAK / CITIZENSIDE / AFP

Après la récente condamnation de Serge Dassault, les élus de gauche du conseil départemental demandent sa démission de la commission locale des finances.

Par PDB

91 ans, et encore quelques dents. Les élus d'opposition du conseil départemental d'Essonne réclament la démission de Serge Dassault, président de la commission des finances de la collectivité, après sa récente condamnation judiciaire.

Début février, l'industriel milliardaire a été condamné à cinq ans d'inéligibilité et deux millions d'euros d'amende. Le sénateur et ancien maire de Corbeil-Essonnes était jugé pour avoir caché au fisc français ses comptes à l'étranger, pendant près de 15 ans.

Condamné pour blanchiment d'argent

Une décision de justice qui pousse l'opposition locale à demander son départ du conseil départemental. Les élus de gauche et les écologistes menacent même de ne plus siéger.

Compte tenu de l'ampleur et de la nature financière des faits reprochés par la Justice, de cette condamnation en première instance... La présomption d'innocence ne peut plus être invoquée pour maintenir cet élu à cette fonction éminente.

La demande est pour l'instant rejetée par François Durovray, le président du conseil départemental, du même bord politique que Dassault (Les Républicains).

 Le jour de son jugement, Serge Dassault a indiqué qu'il faisait appel. Dès lors, comme n'importe quel citoyen, il a droit à la présomption d'innocence. La question se posera le jour où il y aura une décision de justice définitive.

Toujours soupçonné d'achats de votes

La condamnation de Serge Dassault, pour blanchiment de fraude fiscale, avait déjà fait débat dans son ex-fief de Corbeil-Essonnes.

Une partie des citoyens contestent le changement de nom du "boulevard Jean Jaurès", rebaptisé en "avenue Serge Dassault" par la mairie. Outre une pétition de 1.500 signatures, les enseignants du lycée situés sur le boulevard ont manifesté leur désaccord.

Âgé de 91 ans, Serge Dassault est d'ailleurs toujours soupçonné d'avoir acheté des votes lors des élections municipales à Corbeille-Essonnes, en 2009 et 2010.

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