Grigny : les salariés de l’usine Bergams occupent le site après l’annonce de sa liquidation

L’ entreprise Bergams à Grigny en Essonne est occupée par les salariés qui refusent la liquidation annoncée hier. Ils protestent contre la fermeture de leur lieu de travail.

" Cela fait des semaines que les dirigeants ont déserté le site, on commence à s'impatienter". Comme une dizaine d'employés Nicolas D'Andrea occupe jour et nuit la société Bergams depuis mercredi après-midi après l'annonce de la liquidation de l'entreprise.

Bergams, occupée par les salariés

Spécialisée dans l'agroalimentaire et fournisseur de sandwichs pour la SNCF, Bergams n'a pas résisté à la crise sanitaire et aux confinements successifs. Le site de Grigny emploie 283 personnes. Bergams est le plus gros employeur de cette ville qui figure parmi les plus pauvres de France.

Selon les dirigeants, la liquidation de l’entreprise est due au mouvement de grève des salariés qui dure depuis 64 jours. Les employés, eux, assurent qu'ils sont prêts à retravailler. "On réclame simplement le paiement des heures supplémentaires et un retour aux 35 heures.", assure Olivier Champetier, secrétaire général départemental CGT 91.

Pour faire entendre leur voix, les salariés comptent occuper le site de l'usine jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé. "Une usine vide n'intéressera personne alors il faut que l'ensemble de la force de travail, le personnel et les machines restent à Grigny" explique Damien Ferrier, secrétaire générale de l'Union Régionale CGT Agroalimentaire 91. 

La mairie demande une table ronde

Du côté des élus de la ville, la première adjointe au maire PCF, Yveline Le Briand demande une table ronde d'urgence pour trouver une solution. "Nous souhaitons éviter ce qui serait un incroyable gâchis humain. Nous nous sommes battus afin que l'entreprise s'installe ici et nous voulons qu'elle y reste", assure-t-elle.

L'élue a également réaffirmé son soutien aux salariés. Selon elle, le maintien de l’activité de l’usine est nécessaire et répond à besoin socio-économique. Enfin, la mairie assure que tout sera fait pour trouver un repreneur. De leur côté, les instances syndicales appellent aussi à une aide de l'état et étudient la possibilité d'un recours judiciaire.      

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