Guerre en Ukraine : "Je sais qu'ici, nous sommes en sécurité": une première famille de réfugiés ukrainiens accueillie en Essonne

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Écrit par Tom Rousset

La ville de Bièvre a accueilli cette semaine une famille de réfugiés ukrainiens. Une première en Île–de France. La municipalité se mobilise.

L'élan de solidarité autour de Katerina et de ses deux enfants s'organise dans la commune essonnienne de Bièvres. La maire vient tout juste de lui apporter des fleurs  et lui assurer le soutien de la commune. La maman de deux enfants est hébergée depuis son arrivée en France au sein d'un centre d'accueil d'urgence mis à disposition par la ville. "Dès le début du conflit, nous avons mis en place des collectes puis avons organisé dès que possible l'hébergement des réfugiés", assure Anne Pelletier-le Barbier, maire (SE) de Bièvres. Katerina est l'une des premières réfugiées à bénéficier d'un accueil en Île-de-France.

Afin de faciliter son adaptation, les enfants de la jeune mère de famille seront scolarisés dans les établissements de la ville. Son fils, fan de foot, pourra s'adonner à sa passion grâce à la Ville. Une collecte de vêtements a également été organisée pour habiller le nourrisson de la famille âgé de 5 mois.

 "Il fallait fuir"   

Elle a dû quitter son pays avec son mari lors de la première offensive russe le 24 février dernier. "Je savais pertinemment qu'il fallait fuir, j'avais déjà fui la guerre en 2015. Si je ne fuyais pas, j'aurais pu ne plus être en sécurité", explique-t-elle. Katerina est partie d'un village de la banlieue de Lviv, ville située à l'ouest de l'Ukraine pour rallier la France le 1er mars dernier.

Pour quitter l'Ukraine, toute la famille, qui ne possède pas de voiture, a été aidée par un autre couple qui fuyait également la guerre. Avant d'arriver en France, Katerina a dû traverser quatre frontières différentes. "En voiture, nous sommes restés 7h à la frontière de la Slovaquie, j'ai donc décidé de faire à pied les 3 km restants pour passer la frontière avec mes enfants et les bagages", raconte-t-elle.

A l'image de Katerina, d'autres familles ukrainiennes seront accueillies à Bièvres dès ce dimanche.