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Gilbert Peyre : un monde poétique et mécanique à la Halle Saint Pierre

© Peyre
© Peyre

Le monde de Gilbert Peyre est un monde de machines extravagantes, inventives, poétiques. « La mécanique est la plus belle partie de l’objet » dit Gilbert Peyre. Ces œuvres mécaniques exposées à la Halle Saint Pierre mêlent théâtre, cirque et fête foraine.

Par France 3 Ile de France

Serrurier et  soudeur de formation, puis garçon de café à Paris, place de la République, Gilbert Peyre réalise ses premières sculptures figuratives, dans une matière de son invention à base d’argile et de papier mélangée à une solution chimique. A cette époque il travaille comme gardien au Louvre pendant trois mois, ce qui lui permet de découvrir Cézanne et Degas.

À trente ans, il franchit une étape importante : il fabrique des jouets à roulettes à base de boites de conserve récupérées, qu’il vend aux puces de Clignancourt. À la fin des années 1970, il s’installe dans une petite boutique à Montmartre, où il présente d’étranges sculptures-jouets articulées. Le public commence à trouver à sa création une valeur artistique.

Les oeuvres de Gilbert Peyre



Dès 1987, ses sculptures sont montrées à la Halle Saint Pierre, puis à la galerie Mostini et à la galerie Duval-Dunner. Dans les années 1980 et 1990, il participe à de nombreuses expositions collectives (Fiac, Fondation Cartier, Musée Bourdelle, Galeries Le Chanjour, Lara Vincy...). Au cours des années 1990, il s’initie à l’électromécanique, notamment grâce aux contacts établis avec l’ingénieur de la société Loupi Electronic.

Une fois en mouvement, les machines acquièrent une force poétique


En autodidacte, il apprend la programmation informatique. La technologie lui permet d’envisager des mises en scène ambitieuses. Au début des années 1990, avec la Compagnie Foraine, il montre la première chaise qui marche, puis l’automate BêteMachine, qui se tient sur un vrai cheval.

En 2000 a lieu Fin de chantier, une rétrospective à la Halle Saint Pierre. Six œuvres de l’artiste ont été mises en scène dans le film Micmacs à tire-larigot de Jean-Pierre Jeunet (2009). Ses œuvres dansent dans "Micmacs à tire-larigot" Jean-Pierre Jeunet/Gilbert Peyre.

Les œuvres dansent dans "Micmacs à tire-larigot" Jean-Pierre Jeunet/Gilbert Peyre. / © Peyre
Les œuvres dansent dans "Micmacs à tire-larigot" Jean-Pierre Jeunet/Gilbert Peyre. / © Peyre

Puis naissent Fernand Queudbœuf, l’Homme le plus fort du monde (2012), et cet opéra de machines, de marionnettes et d’acteurs humains qu’est Cupidon Propriétaire de l’Immeuble situé sur l’Enfer et le Paradis, monté en 2009, qui a tourné à Paris (BIAM, Le Centquatre, Cirque Electrique...) et en Europe (Bâle, Cracovie...). Gilbert Peyre vit et travaille toujours à Paris, il continue de créer ses étranges machines dans son atelier à Aubervilliers.

► Voir le reportage de Pascale Sorgues et Isabelle Audin
Gilbert Peyre : un monde poétique et mécanique à la Halle Saint Pierre


Expo jusqu'au 26 février à la Halle Saint Pierre 2 rue Ronsard  dans le 18e arrondissement

Du lundi au vendredi de 11h à 18h, le samedi de 11h à 19h, le dimanche de midi à 18h.TransportMétro : Abbesses ou Anvers
Site Web http://www.hallesaintpierre.org/

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