Cet article date de plus de 4 ans

Grève levée à la raffinerie de Grandpuits, en cours de redémarrage

La grève est désormais levée à la raffinerie de Total à Grandpuits (Seine-et-Marne). Le redémarrage des installations, une opération longue et délicate, est en cours.
© WostokPress/MaxPPP
Les salariés ont voté, lundi 6 mai, à main levée pour la non reconduite de la grève.

La majorité des 410 salariés de la raffinerie s'étaient prononcés vendredi 3 juin en assemblée générale en faveur de la reprise du travail, selon la direction de Total qui avait dit alors vouloir lancer "dans la foulée" le processus de redémarrage du site.
Mais selon le responsable CGT de la branche pétrole, Emmanuel Lepine, la grève avait repris ce lundi matin "au changement de quart". De son côté, Total, concernant ce matin, évoque une dizaine de grévistes qui n'entravent pas le redémarrage de la raffinerie en cours, ni les expéditions de carburants.

Total exploite cinq des huit raffineries françaises, dont six sont touchées par la fronde menée contre le projet de loi travail du gouvernement. Dans trois de ces raffineries, Donges (en Loire-Atlantique), Feyzin (dans le Rhône) et Gonfreville-l'Orcher (en Seine-Maritime), la situation est assez confuse et direction de Total et syndicats qui consultent les salariés chacun de leur côté, n'ont pas la même interprétation. Ainsi à Gonfreville-l'Orcher et à Feyzin, ou la grève a été reconduite jusqu'à vendredi, des "opérations préliminaires au redémarrage d'unités sont en cours" selon la direction.

Dans les 2.200 stations-service que le groupe exploite sur les 11.500 recensées en France, Total parle d'un quasi retour à la normale, avec une vingtaine d'entre elles encore en rupture totale d'approvisionnement lundi. Au plus fort de la crise le 26 mai, le réseau avait totalisé 815 stations en rupture totale ou partielle.


Poursuivre votre lecture sur ces sujets
consommation économie énergie société grève social