• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Agression homophobe : un an de prison ferme pour l'auteur d'un guet-apens

© JACK GUEZ / AFP
© JACK GUEZ / AFP

Un jeune homme de 21 ans a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nanterre jeudi pour une agression crapuleuse à caractère homophobe sur un homme rencontré sur internet et attiré dans un guet-apens.
 

Par France 3 Paris Île-de-France avec AFP

Le jeune homme âgé de 21 ans était jugé en comparution immédiate. I était jugé devant le Tribunal correctionnel de Nanterre. Il est accusé d'être l'auteur d'une agression homophobe. Il avait attiré sa victime sur internet et avait fomenté un guet-apens avec des complices. Le prévenu a été incarcéré, le juge ayant assorti sa peine d'un mandat de dépôt.
L'un des complices est mineur et devra comparaître devant un tribunal pour enfants.
 

"Faire venir un gay pour lui prendre ses sous"

Dans la nuit du 14 au 15 avril, la victime, originaire d'Alençon, et de passage en région parisienne, s'était rendue à Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour un rendez-vous avec un homme contacté sur internet. Une fois sur place, il est attiré dans un hall d'immeuble par trois hommes qui l'attendaient. Ceux-ci lui réclament son téléphone portable et toutes ses affaires. La victime, âgée de 34 ans, résiste, tente de prendre la fuite, mais elle est rattrapée par deux agresseurs. Ils la rouent de coup, lui assènent plusieurs coups de couteau. Les deux hommes profèrent des menaces de mort, assorties et des insultes homophobes.

Dans le box, le prévenu majeur s'est excusé d'avoir fait "une connerie" et a reconnu une partie des faits. Mais il a nié avoir eu un couteau et le caractère homophobe de l'agression. Il a évoqué un simple vol qui aurait mal tourné. Il "a reconnu avoir eu l'idée de faire venir un gay pour lui prendre ses sous". L'avocate de la défense, Me Elsa Raguin, a demandé la clémence du tribunal, estimant que ce qui a motivé l'agresseur c'était de récupérer 40 ou 50 euros et un téléphone.

Pour la procureure de la République, "cette affaire rappelle toutes les inquiétudes du ministère public."
 

Le traumatisme de la victime

Ce "simple vol "selon le prévenu a pourtant eu de lourdes conséquences sur la victime.
Depuis sa vie a basculé et l'homme reste aujourd'hui traumatisé. Son avocat Me Agnès Allibert-Piquet "Il a dû arrêter son activité, il a fait une tentative de suicide et une grosse dépression depuis les faits." 
  
 

Sur le même sujet

Manifestation des ambulanciers sur le périphérique parisien

Les + Lus