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Des postiers en grève envahissent brièvement le siège du PS

Des postiers des Hauts-de-Seine, en grève depuis plus de trois mois, ont envahi brièvement vendredi le siège du Parti socialiste à Paris, accompagnés d'intermittents du spectacle, a-t-on appris de source syndicale et auprès du parti.
"Nous étions une soixantaine, des postiers et des intermittents", a indiqué à l'AFP Yann Le Merrer, secrétaire départemental du syndicat SUD-92, à l'origine
de la grève, peu après avoir quitté le bâtiment de la rue de Solférino (7ème).
"Nous voulions être reçus, mais ils ont refusé" et "la police est intervenue très rapidement", a-t-il ajouté.
Le PS a confirmé l'intervention d'"une quarantaine de personnes" qui sont entrées dans la cour. Le parti précise qu'elles ont été évacuées pacifiquement et qu'il n'y a pas eu d'incidents.
Dans le cadre de leur mouvement de grève, qui vise notamment à demander à La Poste "l'arrêt des suppressions d'emplois, l'embauche des contrats précaires et une prime de vie chère", les grévistes ont occupé à plusieurs reprises des locaux de l'entreprise, dont son siège.  Mercredi, quatre militants de SUD-PTT avaient été placés en garde à vue, soupçonnés de "violences volontaires en réunion" dans le cadre de ces occupations.
Le mouvement de grève, qui selon SUD a entraîné des retards de courrier, avait débuté fin janvier à la plateforme de Rueil-Malmaison, et s'était propagé ensuite dans plusieurs autres villes des Hauts-de-Seine (La Garenne-Colombes, Bois-Colombes, Courbevoie, Gennevilliers, Asnières).
Les taux de grévistes ont été en moyenne de 3% à 4% depuis le début du mouvement, selon La Poste, qui souligne avoir organisé plus de 30 audiences  avec ces postiers et avoir présenté une dizaine de protocoles d'accord.
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