Evacuation de la mosquée de Clichy-la-Garenne, occupée illégalement

Le maire (LR) Rémi Muzeau veut transformer cette mosquée actuelle en une médiathèque. / © Google street view
Le maire (LR) Rémi Muzeau veut transformer cette mosquée actuelle en une médiathèque. / © Google street view

Une mosquée de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), objet d'un bras de fer entamé depuis déja longtemps, entre la mairie LR qui veut en faire une médiathèque et l'association cultuelle musulmane, qui occupait les lieux et refusait de bouger malgré une décision d'expulsion a été évacuée.

Par Christian Meyze

La police a évacué, ce mercredi 22 mars, une mosquée de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine).

Vers 08H30, les serrures des entrées de cette salle polyvalente, située rue d'Estienne-d'Orves, en plein centre-ville, ont été changées sous contrôle d'un huissier alors que le bâtiment était vide. Mais une cinquantaine de fidèles en colère ont réussi à s'introduire dans le bâtiment et débuté un sit-in à l'intérieur, avant d'en être délogés en milieu de journée par les forces de l'ordre.

Le site est désormais libéré et a été rendu à la mairie.

Nombreuses tentatives de conciliation


Le site avait été aménagé en lieu de culte sous la précédente municipalité PS en 2013 et avait été loué sous un "bail précaire" à l'Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC), qui comptait ensuite le racheter.
A l'échéance du bail, le nouveau maire (LR) Rémi Muzeau, élu en 2015, a décidé de transformer le lieu en médiathèque, tout en inaugurant en mai un nouveau lieu de prière dans sa ville, que l'UAMC trouve cependant trop excentré et trop exigu.

Fin novembre 2016, plusieurs centaines de fidèles musulmans avaient manifesté devant l'hôtel de ville contre la fermeture de la mosquée de la rue d'Estienne d'Orves, après que le Conseil d'État eut confirmé une décision d'expulsion prononcée en août par le tribunal administratif de Cergy Pontoise. Ce même tribunal a enjoint en décembre à l'association, qui continuait à occuper les lieux illégalement, de payer des astreintes. Rémi Muzeau a, à plusieurs reprises depuis septembre 2016, demandé le concours de la force publique pour expulser l'association des locaux. Le préfet a de son côté tenté de trouver une solution de médiation à plusieurs reprises, mais en vain, a indiqué la préfecture.

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