• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

Hauts-de-Seine : le tribunal de Nanterre rejette les demandes en référé des opposants au compteur Linky

Le tribunal de grande instance de Nanterre rejette la procédure en référé des opposants aux compteurs Linky. / © ALAIN JOCARD / AFP
Le tribunal de grande instance de Nanterre rejette la procédure en référé des opposants aux compteurs Linky. / © ALAIN JOCARD / AFP

Le tribunal de grande instance de Nanterre n’a pas donné satisfaction aux 400 plaignants environ qui demandaient en référé que leur compteur Linky soit retiré ou ne soit pas posé. 

Par Sophie Marechal

Rien ne prouve que le compteur Linky comporte un risque sanitaire. C’est en tout cas l’argument du tribunal de grande instance de Nanterre, qui rejette la demande des plus de 400 requérants qui l’avaient saisi en référé – une procédure d’urgence – afin d’empêcher la pose d’un compteur Linky ou d’en obtenir le retrait chez eux.

Corinne Lepage, l’une des avocates des plaignants avec Christophe Lèguevaques, a annoncé la nouvelle sur Twiter en début d’après-midi. « Le tribunal de Nanterre rejette le risque imminent en soulignant le manque d’études établissant un lien de causalité entre les pathologies et le Linky. L’histoire continue et quand on ne cherche pas on ne trouve pas », déplore-t-elle sur son compte. Corinne Lepage n'exclut pas d'entamer une nouvelle action judiciaire sur le fond de l'affaire après ce « résultat décevant », selon France Info
Enedis pilote la pose de ce « compteur intelligent » depuis le début de son déploiement en 2015. Celui-ci permet de relever en direct et à distance la consommation en électricité des clients. 20 millions de foyers sont désormais équipés par ce système. Mais les polémiques s’accumulent, certaines personnes accusant l’installation d’émettre des ondes électromagnétiques néfastes pour leur santé, d'autres de collecter des informations pour les vendre à un tiers.

Des risques sanitaires et une atteinte à la vie privée ?

Les plaignants défendus par Me Corinne Lepage et Me Christophe Lèguevaques évoquent non seulement des risques pour leur santé, mais également une atteinte au libre choix et à la vie privée. En 2017 pourtant, l’agence nationale de sécurité sanitaire concluait qu'il existait « une faible probabilité que l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants engendre des effets sanitaires à court ou long terme, dans la configuration de déploiement actuelle ».

Au contraire de Nanterre, le tribunal de Tours a ordonné le retrait des compteurs

D’autres tribunaux ont été saisis dans toute la France à ce sujet. En tout, ce sont 22 procédures collectives qui ont été intentées, avec plus de 5000 requérants, selon les informations de l’Obs.

Le 30 juillet, le tribunal de grande instance de Tours avait pourtant rendu une décision de bon augure pour les plaignants, en demandant le retrait pour raison médicale du compteur Linky chez 13 particuliers de la région tourangelle qui l’avaient saisi, arguant d'une électrosensibilité provoquant une « fatigue chronique » et des « difficultés à trouver le sommeil ». 

De son côté, Enedis « reste convaincu de l’innocuité des compteurs », selon le Monde, et dément les accusations de « commerce » des données personnelles. La filiale d’EDF devrait équiper 36 millions de foyers d’ici 2021.
 

A lire aussi

Sur le même sujet

incendie Montfermeil

Les + Lus