Suicide d'un étudiant à Nanterre : l'enquête classée sans suite

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Écrit par Tom Rousset avec AFP

L'enquête sur l'éventuelle responsabilité d'un élu parisien quant au suicide en 2021 d'un étudiant l'accusant de viol a été classée sans suite.

Le témoignage de l'étudiant de Nanterre avait lancé le mouvement MeTooGay. L'enquête a été classée sans suite a appris l'AFP de la part du Parquet de Paris. L'étudiant avait accusé en 2021, Maxime Cochard, conseiller à la mairie de Paris de viol. "Ce classement ne me surprend pas. Toutes les accusations étaient fausses, celles de viol et celles de violences", a réagi Me Fanny Colin, avocate de l'élu mis en cause.

Me Colin souhaite, par ailleurs, que Maxime Cochard et le compagnon de ce dernier, qui avaient été "injustement évincés", "soient immédiatement réintégrés" dans leurs fonctions professionnelles.

Des accusations de viol sur Twitter en janvier 2021 

Le 21 janvier 2021 sur Twitter, l'étudiant avait accusé de viol Maxime Cochard, alors élu PCF, et le compagnon de ce dernier. L'élu avait contesté ces accusations, qui avaient ensuite suscité des centaines d'autres messages sur les violences sexuelles dans les milieux gays.

Le 9 février, le jeune homme avait été retrouvé mort, pendu dans sa chambre du campus de Nanterre. Au nom de sa famille, Me Elodie Tuaillon-Hibon avait déposé le 18 février 2021 "une plainte contre X pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Une enquête avait été ouverte le 22 mars 2021 et confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP).