Variant sud-africain du coronavirus : dépistage massif dans plusieurs communes franciliennes

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Écrit par P. de Baudouin / V. Ponsy / M. Prévost
L’opération de dépistage a attiré beaucoup de monde samedi à Colombes, provoquant jusqu’à deux heures d’attente.
L’opération de dépistage a attiré beaucoup de monde samedi à Colombes, provoquant jusqu’à deux heures d’attente. © France 3 PIDF

Alors qu’une personne de retour du Mozambique a été signalée comme porteuse du variant sud-africain du virus, plusieurs villes ont lancé ce weekend une large campagne de tests. A Colombes, l'opération attire de nombreux habitants.

Après l’apparition du variant britannique dans les Hauts-de-Seine, et des opérations de dépistage massif à Bagneux et Fontenay-aux-Roses, l’inquiétude se concentre désormais aussi autour du variant sud-africain. Un cas de ce variant a notamment été détecté dans le Val-de-Marne : il s’agit d’une personne résidant de ce département, rentré d’un voyage au Mozambique, selon le ministère de la Santé.

Si la personne en question est actuellement hospitalisée, l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France a lancé une large opération de dépistage avec l'ouverture de plusieurs centres samedi. Fleury-Mérogis (Essonne), Maison Alfort et Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne)… La campagne – qui a débuté vendredi dans cinq établissements scolaires franciliens – concerne aussi Colombes (Hauts-de-Seine).

On est quatre à se faire tester d’un coup

Une habitante de Colombes

Samedi, l’opération de dépistage a attiré de nombreux habitants à Colombes, provoquant jusqu’à deux heures d’attente. Les prélèvements sont effectués dans le gymnase Maintenon, transformé en 24 heures en centre de dépistage. Et compte tenu de l’affluence, la mairie a rappelé sur Twitter que le dépistage se poursuivait jusqu’à mardi, de 10h à 17, gratuitement et sans rendez-vous.

"Par citoyenneté, on y va"

"On est quatre à se faire tester d’un coup, a ainsi expliqué une mère à France 3 Paris IDF, samedi. Je pense que c’est bien de la faire." "Par citoyenneté, on y va, a souligné une autre. On pense que c’est important de le faire."

Jolan Bokobza, étudiant infirmier, est, lui, venu bénévolement : "Ça fait déjà un moment que je travaille avec l’AP-HP. C’est un moyen d’aider, on aide comme on peut." Objectif des tests : tracer d’éventuels cas de contamination du variant sud-africain, réputé beaucoup plus contagieux.

On fait deux prélèvements à chaque personne

Chantal Barthélémy-Ruiz, adjointe au maire de Colombes

"On fait deux prélèvements à chaque personne, qui sont mis dans deux sachets différents, bien reconnaissables, précise Chantal Barthélémy-Ruiz, adjointe au maire de Colombes. Le premier va à l’hôpital Broussais [situé dans le 14e arrondissement de Paris] qui regarde s’il y a présence ou non de la Covid. Si la présence est avérée, le deuxième sachet est traité par un autre laboratoire qui va s’attacher à repérer la présence éventuelle du variant sud-africain. "

Dans l’établissement où le cas contact du malade de retour du Mozambique a été signalé, tout le personnel a également été testé. Les résultats seront connus d’ici deux à trois jours.

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