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Attentat de la rue Marbeuf

Le 22 avril 1982, une voiture piégée explosait rue Marbeuf à Paris devant le siège du magazine Al Watan Al Arabi.

Par Emmanuelle Hunzinger avec le Monde.fr, AP, Reuters

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Le Vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, comparaît à partir de lundi, devant la Cour d'assises spéciale de Paris. Il va répondre de complicité dans quatre attentats qui ont fait onze morts et plus d'une centaine de blessés en 1982 et 1983. Notamment l'attentat de la rue Marbeuf à Paris. Une personne avait trouvé la mort.

Retour sur l'attentat de la rue Marbeuf avec Virginie Delahautmaison et Noé Salem.

Le 22 avril 1982, une voiture explose devant le siège du magazine libannais Al Watan Al Arabi entre les numéros 33 et 35 de la rue Marbeuf. Une femme de 30 ans est tuée sur le coup. L'attentat blesse 66 personnes. Le quartier est dévasté.

Carlos est considéré par l'accusation comme l'auteur de plusieurs attentats destinés à obtenir la libération de sa compagne allemande Magdalena Kopp et du Suisse Bruno Bréguet, tous deux membres de son groupe. Kopp et Bréguet avaient été arrêtés à Paris en février 1982 avec des armes et des explosifs. Quelques jours plus tard, un courrier au ministre de l'intérieur réclamait leur libération "dans un délai de trente jours", sous peine de "guerre".

Un mois plus tard, le 29 mars 1982, une bombe explosait dans un train Paris-Toulouse, faisant 5 morts. Au premier jour du procès de Kopp et Bréguet, le 22 avril, l'explosion d'une voiture piégée devant le siège du magazine Al Watan Al Arabi, rue Marbeuf à Paris, tuait une personne. Les deux autres attentats commis le 31 décembre 1983 à la gare de Marseille — 2 morts — et contre un TGV Marseille-Paris — 3 morts — sont intervenus alors que ses deux "camarades" purgeaient leur condamnation à quatre et cinq ans de prison.

Agé de 62 ans, Carlos est détenu depuis 1994 en banlieue parisienne après son arrestation à Khartoum par des agents des services de renseignement français où il purge actuellement une peine de réclusion à perpétuité pour le meurtre de deux policiers de la DST et d'un indicateur de police à Paris en 1975.

Demain il comparaît avec trois autres accusés devant la cour d'assises spéciale de Paris, constituée pour juger des actes de terrorisme et composée de sept magistrats professionnels.

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