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Crise de l'hébergement d'urgence en Ile-de-France

© France 3 IDF
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Conséquence du désengagement de l'Etat, le seul centre du Samu social accueillant des femmes va fermer ses portes.

Par Valentine Ponsy

Alors qu'il manque déjà 13000 places d'hébergement d'urgence dans la région, l'Etat prévoit la fermeture de plusieurs milliers de places. Les femmes, victimes de violences conjugales, sont les premières à en subir les conséquences. Jeudi 30 juin, le seul centre du Samu social situé au coeur de Paris accueillant des femmes fermera ses portes.

Ce soir un rassemblement est prévu à 18h30 devant le centre d'hébergement d'urgence Yves-Garel au 66 boulevard Richard Lenoir, dans le 11eme arrondissement.  Il est organisé à l'appel d'un collectif d'associations pour protester contre la fermeture de cette antenne du Samu social accueillant les femmes.

Qualifié de "vétuste et délabré", le centre d'hébergement mis à disposition par la Ville de Paris, où dorment chaque soirs 57 hommes et 38 femmes, doit être rénové pour au moins 4 à 5 ans. Problème : si un bâtiment de remplacement a été trouvé pour accueillir les hommes (dans le 15e arrondissement), aucune solution de repli n'est mise en place pour les femmes.

Elus et associations se mobilisent

La semaine dernière, plusieurs élus de gauche de la Région et des associations ont présenté à la mairie de Paris un manifeste pour une autre politique d'hébergement des sans-abris. La situation en Ile-de-France est -selon eux- d'une gravité inouïe depuis que l'Etat a revu à la baisse ses financements. Pour en parler, le ministre du logement Benoist Apparu doit recevoir les associations jeudi.

Parmi les plus touchés par ce manque de places d'hérbergement d'urgence : les femmes victimes de violences conjuguales et notamment en Seine-Saint-Denis. Les associations tirent la sonnette d'alarme. Premières difficultés elles ont du mal à joindre le 115 qui ferme à 22 heures et maintenant le week-end. Ces 3 derniers mois les associations ont recensé 10 femmes et 16 enfants obligés de dormir dehors ou de rentrer au domicile conjugal.

Voir ci-contre les témoignages de deux femmes recueillis par Alexandra Marie et Mathieu Caillaud.

Cliquez ici pour lire la Déclaration de l'ADECR 94 (Association Départementale des Elus Communistes et Républicains du Val-de-Marne)  publiée sur le site de l'Humanité.

Cliquez ici pour lire l'Appel au rassemblement publié sur le site de Respect Mag pour protester contre la fermeture de ces places d'hébergement en Seine-Saint-Denis.

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